Tours

[#MIAM] Big Fernand vs. Les Burgers de Papa : le match des nouveaux burgers de Tours

Tous les deux au cœur du centre historique.

Pour manger un burger dans le Vieux-Tours, vous avez l’embarras du choix : une demi-douzaine d’enseignes se consacrent en priorité à ce sandwich, sans compter les restaurants qui en proposent également à leur carte soit au total une bonne douzaine de possibilités à moins de 500m les unes des autres. Dans le lot, de plus en plus de franchises, soit des enseignes nationales qui investissent le marché tourangeau. Cette année, deux marques qui ont fait leurs preuves ailleurs tentent leur chance dans le quartier le plus animé de la ville : Les Burgers de Papa et Big Fernand. La première a ouvert juste avant le confinement, la seconde devait débuter son activité quasi au même moment mais elle a finalement repoussé son ouverture au mois de juin. Dans l’assiette, qu’est-ce que ça vaut ? On a testé les deux.

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  • Les Burgers de Papa

Le restaurant est pile en face du monstre avec maxi 68 places en salle ou en terrasse (chiffre annoncé avant la mise en place de la distanciation physique post-Covid). La com’ nous dit qu’avec une telle enseigne dans le paysage « Tours n’a plus rien à envier à Paris », mais il va quand même falloir envoyer du lourd pour rivaliser avec les voisins dont Frenchys Burger et l’Authentique Fast Good qui font du tout maison et local depuis plusieurs années avec talent.

Enseigne lyonnaise aux 7 ans d’âge, Les Burgers de Papa se la joue fun avec des noms de burgers faisant honneur au champ lexical de la paternité (Le Fils à Papa, le Daron…). On prend celui avec bœuf, munster, lard, oignons, champignons et une portion de frites avec supplément parmesan.  Sur le plateau c’est un burger bien fat qui ne dégouline pas trop. La viande (française) est cuite comme il faut et le munster c’est toujours aussi bon (en plus d’être original). Les frites passées dans deux bains de cuisson (façon belge, la base) sont bonnes mais pas assez chaudes. Au final le parmesan c’est plus un gadget qu’autre chose.

 

En dessert, on peut opter pour un milshake avec plein de gourmandises dedans (caramel beurre salé, Kinder Bueno, cookie…). On en a mangé des meilleurs. Au passage, le gobelet servi dans une barquette de frites c’est peut-être hygiénique en temps de Covid mais assez moyen niveau suremballage. A boire, on a le choix entre des sodas classiques ou de bonnes boissons artisanales (genre des bières). Pour l’addition, le menu est à une quinzaine d’euros.

  • Big Fernand

Rue du Grand Marché, on est encore à fond dans le marketing, en particulier pour les chemises à carreaux du personnel (15 personnes recrutées). Et puis on dit hamburgés et fernandines, pas hamburgers et frites. Soit (en vrai, tout le monde a déjà commandé au moins une fois un Big Mac ou Mc Flurry chez Quick). La cuisine est ouverte et on peut s’installer en bas, à l’étage ou sur une petite terrasse. Sur le plateau, on nous promet un pain fabriqué par un boulanger tourangeau livré midi et soir, de la viande française, des fromages français, des frites maison… le tout « minutieusement sélectionné chez des artisans. »

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Pour la commande, ça part direct sur le Bartholomé avec le fromage à raclette dedans (oui, ici aussi on peut trouver son bonheur si on est végé). On aurait également pu loucher sur le Basile avec du Morbier ou le Victor au… veau et à la Fourme d’Ambert. Au cas où on peut aussi composer sa propre recette. On nous demande la cuisson de la viande, on dit saignant mais en vrai c’était plutôt bleu. Les frites sont bonnes même si on les préfère plus croustillantes.

A boire, c’est un Ice Tea artisanal aux fruits rouges et c’est bon, pas trop sucré, ça donne presque bonne conscience. Et pour le dessert : mousses, flan, cookies, glaces. Et l’addition : le menu est une quinzaine d’euros.

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  • Le verdict :

Les prix sont similaires, dans les deux cas on a été bien accueillis, la déco est marketée mais sympa. A chaque fois on a eu des satisfactions ou de petites déceptions donc on peut considérer qu’il y a égalité. Mais après, vous avez le droit de ne pas être d’accord avec nous.