Tours

Ecole de Chasse : Les Alphajet ont fait leur dernier vol dans le ciel tourangeau

C’était ce vendredi matin.

Il y avait de l’émotion ce vendredi midi sur le tarmac de la Base Aérienne 705 de Tours Nord pour le dernier vol officiel des Alphajet de lécole de chasse. Les appareils en service depuis 40 ans vont désormais être emmenés à Cazaux ou Cognac pour servir d’avions d’instruction aux mécaniciens de ces bases aériennes. Les élèves pilotes de chasse voleront désormais sur des PC 21 du groupe Pilatus, à Cognac.  

L’histoire est entendue, l’Ecole de Chasse de Tours, présente depuis 60 ans, fermera définitivement et officiellement ses portes en juillet 2021 après deux années de transition qui l’auront vu déménager progressivement à Cognac, nouveau lieu de formation des pilotes de chasse de l’Armée de l’Air.

Avant un dernier macaronage (remise des diplômes) prévu début juillet en présence du Chef d’Etat Major de l’Armée de l’Air, ce vendredi matin se tenait symboliquement le dernier vol des Alphajet dans le ciel tourangeau. A leur bord, non pas des élèves, mais le Commandant de la Base Aérienne, le Colonel Bourdeloux, le directeur de l’école de Chasse, le Lieutenant-Colonel Le Gall, mais aussi des instructeurs, dont la Capitaine Marion, seule femme instructrice en poste. 5 avions ont survolé en patrouille le Val de Loire, de Saumur au Château de Chenonceau en passant par Villandry et symboliquement à midi pile, l’Hôtel de Ville de Tours.  

Un dernier vol qui aurait dû faire office de grandes festivités, finalement réduites à la seule présence des familles des militaires, pilotes ou mécaniciens. Le Colonel Bourdeloux avouait être ému par ce dernier vol qui s’est achevé par un arrosage en règle des avions par les Sapeurs-Pompiers. « C’est une étape importante dans la transformation de la Base Aérienne » témoignait-il à la descente de l’Alphajet qu’il a piloté. « La dernière sera la cession de 200 hectares de la base en juillet 2021 ».

L’été prochain, la BA 705 se recentrera en effet sur d’autres activités, sur un terrain de 100 hectares au lieu des 300 actuels. Les 200 autres revenant au civil et notamment à Tours Métropole qui y voit une opportunité de développer des activités en lien avec l’aéroport civil voisin. De leur côté, certains riverains se disent satisfaits de ce départ synonyme de fin des nuisances sonores ou environnementales.

Le reportage photos de Pascal Montagne :