Tours

Aéroport de Tours : pas de reprise avant juillet pour les vols Ryanair

Voir plus tard pour certaines destinations.

L’aéroport de Tours n’est pas fermé mais tourne au ralenti depuis le début de la crise sanitaire. Ces dernières semaines, sa piste a surtout été utilisée par les avions militaires de l’école de chasse (qui arrête ses activités le 5 juin), des vols sanitaires lorsque la clinique de l’Alliance et le CHU de Tours ont fait venir des patients d’autres régions et quelques voyages privés (coucou Mick Jagger, confiné près d’Amboise).

En revanche, plus de trace des vols de Ryanair vers Porto, Londres, Marrakech, Dublin et Marseille. Les derniers se sont posés fin mars. A quand la reprise ? Sur le site de la compagnie low cost irlandaise, les dates ont été plusieurs fois repoussées : d’abord en mai… désormais juillet. On peut aujourd’hui réserver des vols Tours-Porto ou Tours-Marakech à partir du 4 juillet, dès le 2 pour Dublin. Pour Londres, il faudra sûrement attendre août car aucun vol n’est réservable avant le samedi 1er. Quant à Marseille, la ligne pourrait ne pas reprendre avant fin octobre.

Ces observations coïncident avec les annonces de l’entreprise qui prévoit d’assurer 40% de ses vols au mois de juillet. Ainsi, dans un premier temps, elle programme seulement 2 allers-retours hebdomadaires de Tours vers le Portugal et Londres, un seul pour Marrakech. Si les vols annoncés cet été se confirment au départ de la plateforme tourangelle, il faudra également s’attendre à des contrôles renforcés pour éviter les contaminations, porter le masque dans l’appareil, voire se plier aux règles qui pourraient être en vigueur dans les pays de destination (les mesures de quarantaine qui font l’actualité aujourd’hui dans des pays comme l’Espagne ou le Royaume-Uni seront-elles toujours en vigueur ?).

Ryanair a également précisé que son service de restauration à bord serait réduit ou qu’on ne pourra pas faire la queue pour aller aux toilettes (même si les sanitaires de ses avions resteront accessibles sur demande). La compagnie dit s’attendre à 200 millions d’€ de pertes pour son 1er trimestre 2020. L’an dernier, elle a transporté plus de 148 millions de passagers et réalisé un chiffre d’affaire de 8,5 milliards d’€ (648 millions de bénéfices). Pour faire face à la crise, la compagnie vient de supprimer 300 emplois dans sa filiale autrichienne en fermant la base de Vienne et pourrait au total se passer de 3 000 personnes. Elle négocie également pour reporter ou annuler l’arrivée de certains nouveaux avions. Cette année, elle ne pense pas dépasser les 80 millions de passagers.