Tours

Coronavirus à Tours : un lieu de mémoire « pour les victimes et les héros du quotidien »

Une proposition du maire.

Comme partout en France à l’exception de Mayotte, la ville de Tours entame un déconfinement progressif ce lundi 11 mai. Ce n’est pas la fin de la crise du coronavirus, mais la possibilité de reprendre un certain nombre d’activités stoppées depuis deux mois. Evidemment, cette situation inédite a marqué les esprits. Pour ne pas oublier, le maire de la ville plaide pour la création d’un lieu de mémoire « dédié à toutes les victimes de l’épidémie et à tous les héros du quotidien qui ont servi d’une manière ou d’une autre au service des autres. »

On ignore encore quelle forme prendre l’hommage pérenne de la ville de Tours aux victimes et héros du Covid-19. Christophe Bouchet a simplement évoqué une liste :

« Je voudrais aussi rendre hommage à tous nos héros en 1ère ligne dans l’épidémie : à vous qui avez tout donné pour soigner les Français et pour que notre système de santé tienne bon. Je rends aussi hommage à tous les travailleurs anonymes dans les services publics et les commerces essentiels, à vous qui nous nourrissez, et à tous les autres (…). Durant les deux mois de confinement que nous venons de traverser, les Tourangeaux ont tenu bon, vous avez respecté les règles. Je tiens à vous témoigner de mon admiration pour les immenses élans de générosité et de solidarité que vous avez eus spontanément.  Couturières, bénévoles, aidants : vous constituez une exceptionnelle chaîne de solidarité. »

Cette annonce, Christophe Bouchet l’a faite lors d’un discours diffusé pendant le week-end sur les réseaux sociaux. Faisant écho aux propos d’Emmanuel Macron le 16 mars (« Nous sommes en guerre »), l’élu n’a pas hésité à faire une comparaison périlleuse, rapprochant la fin du confinement le plus strict… à la capitulation allemande à la fin de la Seconde Guerre Mondiale :

« Je crois que le 11 mai 2020 sera le 8 mai 1945 de notre génération. Les deux dates ont un point commun fondamental, elles marquent symboliquement l’entrée historique dans une nouvelle ère. Le 11 mai n’est pas une fin en soi mais l’amorce d’un nouveau départ, le premier pas d’une longue marche de reconstruction, comme en 1945. »

Une analyse rapidement critiquée par des internautes ou militants politiques (jugée « indécente » ou n’ayant « aucun sens ») et qui diffère par ailleurs de celle de la préfète d’Indre-et-Loire qui signalait vendredi que le 11 mai ne marquait pas la fin du confinement mais seulement une « évolution », autrement dit que rester chez soi demeure conseillé autant que possible.