Tours

Le « Plan Etincelle » validé par les élus municipaux

Afin de relancer le commerce à Tours.

Après sa présentation la semaine dernière, « Le Plan Etincelle » promu par la ville de Tours pour soutenir le commerce a été présenté ce mardi 05 mai lors d'un conseil municipal extraordinaire. L’occasion pour les élus de débattre sur la question et plus généralement sur le rôle de la collectivité dans l’aide à la reprise économique.

50 000 bons d’achats d’une valeur de 50 euros à dépenser dans les 2 000 commerces tourangeaux, la réflexion sur la mise en place d’une marketplace locale et une somme globale d’1,5 million d’euros…. le maire de Tours, Christophe Bouchet et ses adjoints à l’économie Thibault Coulon et au commerce Mauro Cuzzoni, croient beaucoup dans ce « Plan Etincelle » pour relancer la consommation en ville.

Le plan Etincelle c’est quoi ? Relisez notre article qui explique tout ici.

Du côté des élus d’opposition ce plan est apprécié diversement. Le plus véhément est sans surprise Emmanuel Denis, élu d’opposition écologiste et également candidat à la Mairie arrivé en tête du premier tour en mars dernier. « Vous avez choisi seul dans le mépris de la représentation municipale de dépenser 1,5 million d’euros issu du budget municipal alors que nos finances sont fragiles » a-t-il attaqué. Emmanuel Denis accuse notamment Christophe Bouchet de faire sa « propre communication électoraliste » à travers ce plan qu’il définit comme étant des « paillettes ». Pour ce dernier, il aurait mieux fallu penser un plan de relance à l’échelle de la Métropole à travers notamment deux actions :

  • la création d’un fonds social métropolitain, abondé par la ville de Tours et géré par les CCAS des villes et communes de Tours métropole, pour aider prioritairement et massivement les personnes en difficulté sociale
  • la création d’un plan de solidarité économique, via le renforcement par Tours métropole des fonds de solidarité de la région, seule collectivité compétente dans l’aide directe aux entreprises

Pour le groupe « Les Démocrates », Pierre Commandeur a lui estimé que ce « plan Etincelle » était « nécessaire » car les « commerces sont des emplois essentiels qu’il est important de soutenir. » Et les élus du groupe « Les Démocrates » de proposer même un amendement (finalement rejeté) pour aller plus loin dans la démarche. Ils proposaient notamment l’extension du plan à hauteur de 4 millions d’euros finançables - selon eux - par le transfert d’investissements budgétés mais qui ne seront pas réalisés cette année.

Parmi les mesures qu’ils proposent, on note la suppression de la taxe terrasse jusqu’à la fin d’année ou encore de la CFE, mais aussi la piétonisation d’une partie des rues de l’hypercentre (rue des Halles, Scellerie, Commerce…) pour éviter des queues sur les trottoirs étroits en raison de la limitation probable de l’affluence dans les boutiques. En complément, ils prônent une sortie progressive de la gratuité du stationnement avec le maintien d’une heure gratuite dans la zone rouge et le maintien de la gratuité jusqu’en septembre pour les autres zones. « Il y a besoin d’un véritable électrochoc » pour Pierre Commandeur.

De son côté, Xavier Dateu a salué également l’initiative tout en pointant l’absence de la Métropole ou de la Région dans ce plan. Et l’élu de souhaiter également que ce fonds soit plus fléché vers les petits artisans et commerçants et notamment les bars et restaurants, en grandes difficultés face à la fermeture de leurs établissements, au moins jusqu’en juillet.

Au cours d’un débat de bonne tenue, la majorité a expliqué que le montant d’1,5 million d’euros mis dans ce plan ne demandait qu’à être augmenté par les autres collectivités souhaitant y contribuer. Cela devrait être le cas pour la Métropole, à hauteur de 2,5 euros par habitant.

Un débat qui a permis quelques ajustements, comme l’émission de bons à 25 euros pour la deuxième phase prévue pour les bars-restaurants au moment de leur réouverture. Pour l’instant tous les bons qui seront émis et disponibles d’ici fin mai seront d’une valeur de 50 euros, utilisables en une fois. « L’idée est de relancer le commerce en favorisant des achats qui ne sont pas du quotidien » nous explique-t-on. Pour les commerçants, une régie municipale sera mise en place afin d’échanger les bons reçus par un versement financier.