Tours

La ville de Tours lance son plan pour aider le commerce

Cela s’appelle le « Plan Etincelle ».

Avec 2 005 magasins recensés et environ 10 000 emplois le commerce est un pan majeur de l’économie sur la ville de Tours. Un secteur entier aujourd’hui en grande difficulté avec les fermetures depuis un mois et demi, la faute au coronavirus. Alors que le déconfinement approche, il est désormais temps de préparer cette nouvelle phase de la crise sanitaire que traversent la France et la Touraine.

Pour aider les commerçants dans cette période difficile, la ville de Tours a décidé de lancer un plan de relance baptisé « Etincelle ».

Ce dernier repose sur triptyque action « sociale, solidaire et économique » selon le maire de la ville, Christophe Bouchet.

D’un coût de 1,5 million d’euros, il repose en premier lieu sur l’émission de 30 000 bons d’achat d’une valeur de 50 euros qui seront distribués afin de consommer dans les commerces locaux.

Ces bons seront fléchés par une commission municipale créée spécialement pour ça. Elle regroupera des élus de la majorité mais aussi de l’opposition. Sur décision de cette commission, la distribution des bons pourra se faire via des entités comme les Ehpad de la ville, le CCAS, le CHU ou encore des associations de solidarité.

Ces bons seront ensuite utilisables dans les commerces éligibles : 1 905 sur les 2 005 de la ville. Sont exclus les commerces appartenant à des marques ayant leur siège social hors du département et ayant plus de 10 salariés. Pour le reste, tout type de commerce est admissible, quel que soit le domaine de vente.

L’idée de la ville est de favoriser le commerce local en incitant la consommation dans des boutiques d'ici plutôt que dans d’autres structures.

Ces bons seront valables du 12 mai au 18 juillet selon la validation du déconfinement, puis une nouvelle série de bons sera valables à partir de juillet, notamment pour soutenir restaurants et bars qui rouvriront.

Une initiative qui vient en complément de celle du site soutien-commerçants-artisans et qui devrait être complété par une « Market place », c’est-à-dire une plateforme de commerce en ligne lancée en partenariat avec la Chambre de Commerce et d’Industrie et la Chambre des Métiers et de l’Artisanat. Pour Thibault Coulon, adjoint à l’économie, il s’agit ainsi « d’aider les commerçants locaux en les dotant d’un outil qui permet de réduire leur fracture numérique face aux mastodontes des ventes en ligne. »