Tours

[Photo du jour] On a testé pour vous… le masque fait maison

De quoi vous occuper quelques heures.

Depuis plusieurs semaines, c’est la course aux masques qu’il va bien falloir se résoudre à utiliser pour faire rempart au Covid-19, ces derniers pouvant par exemple devenir obligatoires dans les transports en commun, et nécessaires pour les professions en lien avec le public. A ce jour les masques chirurgicaux et FFP2 (plus protecteurs) restent réservés aux professionnels de santé ou de l’aide à domicile. Pour le grand public, on privilégie des masques en tissu fabriqués à grande échelle par des bénévoles ou des entreprises. Tours Métropole en a par exemple commandé 400 000 à Medical Z (Saint-Avertin) et la communauté de communes d’Amboise 31 000 à Lestra Sports.

Une fois distribués aux Tourangelles et aux Tourangeaux, ces masques pourront être utilisés pour quelques sorties, avec une efficacité moins importante que les modèles des soignants. Ils sont tout de même considérés comme un bon rempart, s’ils répondent aux normes AFNOR et s’ils sont bien utilisés : lavage à 60° (ou au savon de Marseille), pas plus de 3 ou 4h avant de changer de masque et opter pour un masque neuf au bout d’une dizaine d’usages.

Un zigouigoui de sac congélation pour faire tenir le masque

Bref, même réutilisables les masques que les collectivités locales s’apprêtent à diffuser ne seront pas éternels. Il faudra sans doute s’en procurer par soi-même d’ici quelques semaines. Pour l’instant, pas simple d’en trouver dans le commerce même si quelques boutiques en proposent. Alors on peut prendre les devants… et se mettre à la couture à la maison. Une excellente idée si on a du temps dans la journée.

Une membre de l’équipe d’Info Tours a relevé le défi : « Je fais un peu de broderie mais la couture ce n’est pas aussi facile. Je me suis blessée sur trois doigts » témoigne-t-elle à la fin de son expérience.

Pour réussir son défi, elle a été chercher un tuto vidéo : « J’ai sacrifié un torchon car c’est du coton épais, que ça se lave à 60° et je ne voulais pas utiliser de t-shirts. Mais il a fallu que j’aille regarder un deuxième tuto pour comprendre ce que c’était que le point de surjet. » Sans machine, ça prend un peu de temps « mais tuto après tuto on finit par y arriver. Je n’avais pas d’élastiques alors j’ai utilisé les bords du torchon pour en bricoler. J’ai aussi rajouté un zigouigoui de sac congélation pour bien caler le masque sur le nez. Au final c’est bon, il prend bien tout le visage, jusqu’en dessous du menton. » Un succès qui donne envie de recommencer ? « Je pourrais sacrifier un deuxième torchon mais il est jaune et ça irait moins avec la couleur de mes yeux. »