Tours

Les pharmacies s’engagent à accueillir les victimes des violences familiales

C'est possible de se rendre dans toutes les pharmacies d'Indre-et-Loire.

Depuis le début du confinement, la question des violences familiales, au sein du domicile, est un sujet de préocupation majeur. L’enfermement chez soi renforcerait en effet les faits de violences qu’elles soient conjugales ou entre enfants et parents. Un problème qui inquiète les pouvoirs publics : alors que l’on n’est pas sensé sortir de chez soi, s’extirper de conjoints ou parents violents devient effectivement une véritable problématique.

Depuis le 16 mars, la Préfecture d’Indre-et-Loire enregistre ainsi un nombre accru d’interventions des forces de l’ordre pour des affaires de ce fait. Plus 57% en zone police, plus 137% en zone gendarmerie par rapport à l’an dernier. Dans le même temps et c’est ce qui inquiète le plus les autorités, les plaintes pour ces délits sont en revanche en baisse.

Afin de permettre aux victimes, dans la très grande majorité des femmes, le gouvernement a ainsi lancé un partenariat avec les pharmacies pour que ces dernières deviennent un lieu de refuge et de premier accueil. En Indre-et-Loire, Monsieur Doudet, le président du Conseil régional de l’ordre des pharmaciens (en photo), explique ainsi que toutes les officines sont inscrites dans le dispositif et peuvent accueillir en toute discrétion les victimes qui souhaiteraient se manifester. Des espaces d’écoute sont ainsi mis à disposition, dans les arrière-boutiques notamment, afin de garantir une confidentialité.

Ce dispositif d’alerte doit permettre aux victimes de trouver de l’aide pour contacter les secours, explique de son côté Corinne Orzechowski, la Préfète d’Indre-et-Loire.

Dans les faits, ce dispositif répond donc à différents besoins : celui d’isoler la victime pour la mettre en sécurité, mais aussi lui permettre de révéler les faits en toute discrétion, ce qui est souvent une barrière. Une fois en sécurité, les pharmaciens feront le lien avec les forces de l’ordre qui seront invités à venir recueillir les propos de la victime et lui proposer un accompagnement.

Pour la Préfète d’Indre-et-Loire, ce dispositif vient en complément de ceux existants déjà comme le numéro 114 (par SMS) et « répond à la situation actuelle liée au confinement. »