Tours

Coronavirus en Touraine : le test en drive, comment ça marche ?

Plusieurs laboratoires du département le proposent.

C’est devenu un enjeu capital pour gérer la crise du Covid-19 : augmenter le nombre de tests journaliers. Au départ, le CHU avait la possibilité d’en réaliser 50 en 24h. Aux dernières nouvelles, ce chiffre est passé à 200. Depuis vendredi 3 avril, le laboratoire vétérinaire Inovalys de Parçay-Meslay a obtenu l’autorisation de pratiquer également des tests, après une demande appuyée – notamment – par le Conseil Départemental d’Indre-et-Loire. Objectif : atteindre jusqu’à 1 000 tests quotidiens supplémentaires.

Les laboratoires d’analyses médicales indépendants sont également en capacité de réaliser la procédure. Ils sont au moins 8 en Touraine : Loches, Chinon, Chambray et Amboise pour le groupe ABO+, Tours-Grammont, Saint-Cyr-sur-Loire, Joué-lès-Tours et Avoine pour Cerballiance. Dans les deux cas, la procédure est identique :

« Nous procédons avec un système de drive. Nos biologistes sont protégés, les personnes viennent avec un rendez-vous et nous leur faisons un prélèvement nasal qui dure entre 20 et 30 secondes, sans qu’elles aient besoin de sortir de la voiture »

Romuald Levillain, docteur biologiste pour les laboratoires Cerballiance.

Beaucoup de personnes voudraient être testées par savoir si elles ont été infectées. Mais il y a des priorités : les patients à risques, les soignants, les personnels d’EHPAD ou les femmes enceintes. Et dans tous les cas, il faut une prescription médicale.

Après une vague de tests (ils sont réalisés de façon groupée sur une demi-journée), Cerballiance envoie les prélèvements par coursier et sous emballage réfrigéré. Direction l’Île-de-France : « Nous recevons les résultats sous 24h » explique le Dr Romuald Levillain. Près de Paris, les prélèvements sont analysés sur des plateaux techniques avec un procédé déjà utilisé pour la recherche d’autres maladies comme l’herpès ou les infections sexuellement transmissibles. « Nos équipes tournent 7 jours sur 7, nous recevons également des résultats le dimanche. » S’ils sont positifs, ils sont intégrés dans les chiffres quotidiens de Santé Publique France ou de l’Agence Régionale de Santé.

Dans un futur plus ou moins proches, les laboratoires pourraient également être sollicités lors de la mise en circulation de tests sanguins pour détecter les personnes malades ou celles qui ont été infectées sans développer de symptômes. « On s’y prépare » nous dit Romuald Levillain. Mais pour l’instant le procédé n’est pas encore validé par les autorités.