Tours

Coronavirus en Touraine : des mesures pour protéger les pompiers

Il y a un protocole particulier en cas de contact avec des malades.

Cela fait partie des professions applaudies chaleureusement chaque soir à 20h : les pompiers. Comment vivent-ils cette période particulière ? Nous avons fait le point avec le colonel Ivan Paturel, qui commande 2 300 pompiers professionnels et volontaires en Indre-et-Loire (+150 personnes administratifs).

Première chose à savoir : depuis le 17 mars et le début du confinement, le nombre d’opérations de secours est en baisse de 10 à 20%, et le nombre d’appels au 18 a également diminué. « Je rappelle qu’en ces temps de crise, plus que jamais, il faut composer ce numéro uniquement en cas d’extrême urgence pour ne pas encombrer le standard » précise le colonel Paturel. Sur demande du SAMU, les pompiers peuvent être amenés à emmener vers l’hôpital des personnes potentiellement atteintes du Covid-19. Dans ce cas, le protocole est strict avec possibilité d’envelopper les victimes dans un drap pour limiter les risques de contamination, mais aussi désinfection complètes de l’ambulance utilisée pour le transport.

Quelles que soient les raisons de l’appel, les victimes vues par les pompiers se voient remettre un masque chirurgical classique et sont invitées à se laver les mains avec du gel hydroalcoolique à l’arrivée des secours.

Pour se protéger les sapeurs-pompiers sont équipés de surbottes et surblouses.

(Des mesures parfois jugées insuffisantes par les personnels sur le terrain, selon nos informations).

Selon le directeur du SDIS37, les pompiers tourangeaux ne manquent pas de masques : « Nous avons de quoi tenir un mois et comme le gouvernement l’a annoncé nous allons prochainement recevoir chaque semaine 3 500 masques. » Un appel aux dons a tout de même été lancé ce dimanche pour remettre des masques stockés et actuellement inutiles à des professionnels de santé qui en auraient besoin (infirmières, médecins généralistes…) : « Nous avons eu plusieurs propositions » comment le Colonel Paturel.

Depuis le début de l’épidémie de Covid-19, une dizaine de cas suspects ont été recensés au sein du SDIS37.« Quand on a une suspicion, ils restent isolés » souligne le directeur des pompiers.

D’après lui aucun malade n’a été hospitalisé, donc il n’y a pas eu de test pour confirmer ou infirmier la contamination. Néanmoins, afin de limiter les risques de contagion, les entraînements sportifs des pompiers sont suspendus, tout comme les formations et les manœuvres d’entraînement. Certains services administratifs sont en télétravail et les activités de maintenance de véhicules ont été réduites. Les activités des jeunes sapeurs-pompiers sont suspendues mais ils pourront bientôt poursuivre leur formation théorique via des cours en ligne.

Olivier Collet