Tours

[Sans filtre] Confinement et violences à domicile : « Nous sommes très inquiets » dit le CIDFF37

L’association vient en aide aux femmes victimes de violences.

Peu de temps après l’annonce d’un confinement général de la population pour lutter contre le coronavirus, on a vu venir le problème : le huis-clos familial risque d’engendre une recrudescence des violences, notamment à l’égard des femmes et des enfants. D’ailleurs, à notre connaissance, ces derniers jours deux dossiers de violences conjugales ont été traités en urgence par la justice tourangelle.

« Nous sommes très inquiets car nous savons que le confinement, l’inactivité parfois doublée d’une consommation excessive d’alcool, cela n’arrange pas la situation des victimes » alerte la présidente régionale du CIDFF, Joëlle Jedryka. Comme l’association France Victimes 37, le CIDFF est une structure capitale pour l’aide aux victimes en Indre-et-Loire : elle les reçoit et les accompagne dans leurs démarches. Malgré la situation particulière, elle reste active : « Les gens ne savent pas qu’ils peuvent continuer à nous contacter. Nos centres ont dû fermer mais nous avons organiser une permanence téléphonique. Nos juristes répondent et donnent des conseils. Les enfants témoins peuvent également poursuivre leurs consultations à distance avec des psychologues. »

Pour contacter l’antenne tourangelle de l’association, un numéro disponible chaque matin de 9h à 12h30, du lundi au vendredi : 02 47 27 54 00

Comment faire pour des victimes qui ne peuvent pas forcément appeler si elles sont H24 en présence de la personne qui les violente ? « Il est possible de nous envoyer un mail à [email protected]. Nous leur répondrons par ce biais ou nous leur communiqueront un numéro de portable afin d’échanger par SMS » informe Joëlle Jedryka. « C’est une situation compliquée, nous avons dû réinventer notre mode d’action en quelques jours pour continuer à aider » poursuit la présidente du CIDFF qui appelle aussi les voisins « à tendre l’oreille et à donner l’alerte si besoin. »

L’objectif c’est d’agir sans attendre : « Il faut parler le plus rapidement possible et je me félicite des consignes données aux juridictions pour utiliser davantage l’ordonnance de protection qui permet l’éviction du conjoint violent » conclut Joëlle Jedryka. Le numéro de téléphone 39 19 reste également à disposition pour écouter les victimes.