Tours

[#MIAM] Face au confinement, le monde de la restauration s’organise

Avec des stratégies diverses et variées.

[#MIAM] c’est la rubrique d’Info Tours consacrée à l’actualité gastronomique en Indre-et-Loire. En ce moment on ne peut pas tester de restaurants sur place mais certains d’entre eux cuisinent quand même. On a décidé de vous donner de leurs nouvelles.

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Ce lundi 23 mars, 7e jour de confinement. Si vous êtes à la maison H24 comme c’est la règle (à quelques exceptions près), vous devez préparer à manger deux fois par jour, surtout si vous avez des enfants. Un temps en cuisine peut-être disproportionné par rapport à vos habitudes… et vous avez envie de souffler ? Ou alors vous en avez marre des pâtes achetées en grande quantité ? En ce moment impossible d’aller au restaurant mais la vente à emporter ou en livraison reste autorisée. Nous avons d’ailleurs reçu plusieurs messages pour nous demander qui était ouvert, ou pas.

Nous n’allons pas vous dresser une liste exhaustive. Néanmoins, nous avons recensé les différentes stratégies des restaurateurs pendant cette période particulière.

Il y a déjà ceux qui appliquent à la lettre les consignes gouvernementales et cessent totalement leur activité. On peut citer le restaurant La Roche Le Roy de Tours mais son chef Maximilien Bridier ne va pas nécessairement se reposer puisqu’il annonce profiter de cette période pour peaufiner une nouvelle carte. Dans le centre de Tours, pas question d’ouvrir de quelque forme que ce soit pour le Martin Bleu mais son chef – Florent Martin – publie quelques photos de plats de temps en temps pour « garder le contact ». Le but étant bien sûr que la clientèle pense à reprendre ses habitudes dès que ce sera possible. De son côté, à défaut de les cuisiner, le nouveau lieu de Tours Nord Gaspard dévoile les recettes de ses plats emblématiques.

Autre solution : s’adapter aux nouvelles règles pour proposer un service de restauration, et maintenir quelques revenus durant une période de confinement à la durée indéterminée. C’est ce que Frenchys Burger avait commencé à faire en maintenant son service de livraison via les applications de coursiers à vélo et en organisant même des livraisons de plats un peu plus loin. Finalement, ce dimanche, l’enseigne a annoncé qu’elle mettait fin à son activité « pour protéger nos équipes et respecter le confinement. » Son voisin de l’Authentique Fast Good a fait le même choix en s’arrêtant quelques jours plus tôt. Ce dimanche, il suffisait de se connecter sur les plateformes type Deliveroo et Uber pour voir que les possibilités de commandes étaient fortement réduites par rapport au reste de l’année.

Malgré tout, quelques-uns tentent de continuer. Toujours dans le centre de Tours, La Cancannette propose de commander une tarte 6 personnes épinards-Saint-Maure, un cake aux poireaux ou un crousti-moelleux à la framboise à récupérer le lendemain. A Saint-Patrice (à l’ouest de Langeais), Les P’tites Terrasses a transformé son restaurant en épicerie pour compléter le dépôt de pain. On peut même s’y procurer du poulet rôti. Une solution bricolée en quelques jours.

Pour d’autres c’est un peu plus long… Rue Colbert à Tours, le bar à tapas El Pintxo dont « les frigos sont pleins » prend le temps de s’organiser. Objectif : proposer un système de livraison sans contact irréprochable en matière d’hygiène. « Même si nous allons ouvrir la vente à vous autres, nous espérons de tout cœur pouvoir nourrir et faire plaisir à tout le personnel hospitalier et de police et ces personnes seront nourries gratuitement par nos soins » précise l’établissement sur ses réseaux sociaux.

On s’inquiète des restaurants, mais que deviennent leurs fournisseurs ? A Saint-Genouph, le maraîcher Eric Roy – spécialiste des mini-légumes – vend habituellement sa production aux chefs. Comment faire quand ils ne travaillent plus, d’autant que les champs continuent de produire ? Il se rabat sur les particuliers en organisant un système ingénieux de relais colis.

Image d'archives.