Tours

Confinement en Touraine : des inquiétudes pour les locataires

La situation pose plusieurs problèmes.

Rester à la maison pour éviter la propagation du coronavirus : ok, plutôt facile. Mais quand on doit changer de logement pile sur cette période, comment ça se passe ? A la rédaction d’Info Tours comme à la préfecture d’Indre-et-Loire, la question a été posée à plusieurs reprises : les déménagements sont-ils autorisés ? La réponse est oui, même s’il faut les reporter dans la mesure du possible et se munir d’une attestation de déplacement dérogatoire au moment de transborder ses meubles d’un endroit à un autre. Ça c’est pour la théorie.

En pratique ça semble plus compliqué… Déjà, les entreprises de déménagement sont susceptibles de stopper leur activité. Et ce n’est pas tout. Dans un communiqué de presse transmis ce week-end, l’antenne tourangelle de l’association de consommateurs CLCV s’est publiquement inquiétée des conséquences de la situation :

« De nombreux locataires peinent à entrer dans leur logement ou, au contraire, à le quitter. Les agences immobilières refusent de réaliser les états des lieux de sortie S’il faut reconnaître les spécificités de la situation et l’inadéquation des règles de confinement aux contraintes d’un état des lieux, la limitation des contacts personnels ne doit pas se faire au détriment des locataires. Et ne parlons pas des copropriétaires et des assemblées générales qui ne peuvent se réunir… »

Des mesures ont été annoncées comme la possibilité de rester dans son logement actuel (en payant le loyer) sans risque d’expulsion. Le mandat des syndics de copropriété devrait également être prolongé afin d’organiser les AG après le confinement.

La CLCV s’inquiète également de la situation pour le logement social :

« La généralisation des commissions d’attribution dématérialisées dans le parc social doit s’accompagner d’une vigilance accrue et d’engagements des bailleurs sociaux à ne pas pénaliser les candidats locataires qui rencontreraient des difficultés à répondre dans les délais impartis ou qui seraient amenés à refuser un logement dans ce contexte anxiogène.

En parallèle, des souplesses doivent être permises dans la réalisation des états des lieux et rendre ce type de déplacements licite au regard de l’attestation obligatoire à remplir.

Enfin, il convient de prendre garde à ce que le locataire ne s’acquitte de son loyer que s’il est effectivement dans le logement. La simple remise des clés sans s’assurer qu’il ait pu rentrer dans les lieux, ou que ces derniers aient bien fait l’objet des remises en état nécessaires, ne saurait en justifier le paiement. »

A noter également que pour les étudiants logés en résidence universitaire, le loyer d’avril ne sera pas prélevé.