Tours

[Municipales à Tours] Christophe Bouchet promet "un contrat de confiance"

Il a dévoilé son programme complet...

Cette fois c’est la bonne. Après avoir feuilletonné la présentation de son programme et aussi de sa liste en quatre épisodes, Christophe Bouchet, candidat à sa réélection à la ville de Tours a présenté l’intégralité de son programme et des membres qui l’accompagnent dans cette élection municipale.

Côté liste déjà, on retrouve 24 élus sortants de la majorité ou y ayant participé (Françoise Amiot avait démissionné en 2017 de son poste d’adjointe). On retrouve ainsi les principaux adjoints qui ont fait la mandature précédente : de Marion Nicolay-Cabanne (1ere adjointe) à Olivier Lebreton qui s’occupait jusque-là de la sécurité en passant par Jérôme Tebaldi (Rayonnement), Alexandra Schalk-Petitot (Solidarités et logement) ou encore Thibault Coulon (Economie) ainsi que les proches de ce dernier : Edouard de Germay (Santé), Brice Droineau (Voirie) ou Cécile Chevillard (Education et petite enfance).

Parmi celles et ceux qui ne repartent pas citons Christine Beuzelin, alors adjointe à la culture, ou encore Antoine Godebert, Lionel Béjeau (Adjoint de quartier à Sainte-Radegonde) ou encore Louis Aluchon (adjoint de quartier sur Tours-Est).

Des présences et des absences qui sont le résultat de la volonté d’arrêter pour certains (Louis Aluchon, Yves Massot…) ou d’arbitrages (Lionel Béjeau…). Christophe Bouchet explique avoir voulu « renouveler de moitié la liste » et apporter du sang neuf. Et puis il y a ce qui est appelé vulgairement des « prises de guerre », notamment à gauche. Difficile en effet de ne pas citer la membre du mouvement radical Mélanie Fortier, ancienne élue dans la majorité de Jean Germain (2001-2008), ou encore Caroline Larpent et Caroline Deforge, numéro 2 sur la liste Europe Ecologie Les Verts en 2014, devenue UDE entre-temps.

Ce parti écologiste centriste soutient d’ailleurs officiellement Christophe Bouchet tout comme Agir (parti de Franck Riester, ministre de la culture), l’UDI, les Républicains et le Mouvement Radical. « Contrairement à d’autres nous sommes fiers d’afficher les logos sur notre programme » affirme même Christophe Bouchet… suivez son regard (vers LREM).

Ce programme, nommé « contrat 2020-2026 » est un « véritable engagement » selon le maire de Tours. On y retrouve beaucoup de promesses, parfois trop selon ses adversaires qui mettent en doute la capacité de réalisation des propositions du maire sortant, notamment au regard de l’investissement annuel de la ville de Tours (environ 35 millions d’euros jusque-là). Pas un souci pour le maire de Tours qui explique vouloir aller chercher des co-financements auprès d'autres collectivités ou via du mécénat.

37 engagements majeurs

Dans le détail Christophe Bouchet propose notamment 37 grands engagements, mix entre projets déjà dans les cartons (nouveau CCNT, rénovation urbaine du Sanitas et de Maryse Bastié, plan écoles…) et nouveaux (extension du musée des Beaux-Arts, création d’un Mame de la transition écologique, seconde maison des associations à Tours Nord…).

Point de vue sécurité, notons le doublement de caméras de vidéo-surveillance et l’augmentation du nombre de policiers municipaux pour atteindre 130 agents. Une police municipale que Christophe Bouchet propose d’équiper de pistolets électriques de type taser.

Dans le domaine environnemental on retrouve entre-autres la promesse d’un investissement de 20 millions d’€ par an pour la rénovation énergétique des bâtiments ou encore la plantation de 15 mini-forêts (en priorité dans les écoles).

Autres projets d’envergure : la création d’un pôle économique autour de l’aéroport et la création d’une Maison des Entreprises (déjà lancée par Tours Métropole).

Beaucoup de ces projets se feront d’ailleurs à l’échelle métropolitaine, l’intercommunalité étant devenue un élément indispensable des politiques publiques. Une métropole qui est appelée à évoluer à travers sa représentation (La ville de Tours aura 38 conseillers sur 86). A ce sujet, Christophe Bouchet se montre partisan d’un maintien du système actuel, autour de consensus entre les communes et les maires. Le maire de Tours annonce même soutenir Philippe Briand à la présidence de l’intercommunalité. « La continuité serait un gage de succès au vu de la maturité de la métropole qui reste jeune. »

Le programme complet est à retrouver sur le site de campagne de Christophe Bouchet