Tours

Coronavirus : le CHU de Tours présente son plan de bataille

L’hôpital se prépare à recevoir des patients très prochainement.

Après la ville de Tours jeudi après-midi, le CHRU de Tours conviait la presse ce vendredi matin, afin d’évoquer les mesures prises pour faire face à une potentielle pandémie de coronavirus COVID-19 dans notre région.

Malgré une dizaine d’alertes chaque jour, pour l’instant, aucun cas n’a été confirmé dans notre département (Un certain nombre de cas suspects sont avérés finalement être des états grippaux). Cela dit, il convient de prendre toutes les précautions. L’Agence Régionale de Santé (ARS), est chargée de coordonner le dispositif pour faire face à la maladie apparue en Chine. Les hôpitaux de Tours et d’Orléans sont au cœur du dispositif pour accueillir d’éventuels malades, en lien constant avec le SAMU. Par ailleurs, un numéro dédié (gratuit depuis un poste fixe) est mis en place pour toute personne qui aurait des interrogations ou des inquiétudes : 0 800 130 000.

Jusqu'à 28 lits disponibles

A l’hôpital Bretonneau, on s’est préparé à faire face à un éventuel afflux de patients à travers une cellule dédiée aux cas suspects. A chaque suspicion, les échantillons prélevés peuvent très rapidement être analysés sur place et non plus à l’institut Pasteur, comme c’était le cas jusqu’à aujourd’hui.

D’un point de vue pratique, le premier objectif est de ne pas laisser le virus franchir les portes de l’hôpital. C’est bien pour ça que la consigne à suivre pour la population qui souffre de symptômes c’est de passer systématiquement par le filtre du 15, et en aucun cas de se présenter aux urgences. Suite à cet appel, c’est le SAMU qui détermine l’opportunité ou non de se rendre au CHU, où un poste avancé a été mis en place. Celui-ci entre en service ce samedi 29 février. Les équipes du poste avancé seront en charge des prélèvements -résultats des tests dans un délai de 24 heures-, et selon les cas, les patients seront soit examinés en ambulatoire, avant de rester confinés à leur domicile durant quatorze jours, soit le corps médical préconisera une hospitalisation.

A ce jour, deux lits sont dédiés à la pathologie au service réanimation, tandis que le servie infectiologie dispose de neuf lits à l’isolement pour les cas les plus graves, un total qui pourrait être porté à 17, voire 28 lits.

Des cas graves limités

Le professeur Bernard, responsable du service des maladies infectieuses au CHU Bretonneau, indique qu’une épidémie est à redouter. Cependant, le risque qu’un malade développe une forme sévère du virus est assez limité, de l’ordre d’un patient sur 500, voire un patient sur 1 000. Si actuellement aucun traitement n’est identifié pour faire face au coronavirus, d’anciennes molécules pourraient potentiellement s’avérer efficaces pour lutter contre le COVID-19, reste à déterminer lesquelles.

En conclusion le risque d’épidémie reste hypothétique mais le CHU se dit prêt à faire face à son arrivée sur le territoire.

 David Gasselin

Rappel des réflexes à avoir :

- Une bonne hygiène (solution hydro-alcoolique pour les mains)

- En cas de doute, contactez le 15

- Si le virus est avéré, rester confiné.e afin ne pas contaminer son entourage