Tours

[En vitrine] Visite en avant-première du Bar à Chats de Tours

Ouverture prévue le 29 février.

[En vitrine] c’est la rubrique d’Info Tours dédiée à l’actualité commerciale du département.

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Il faut impérativement mettre des sur-chaussures et se désinfecter les mains au gel hydroalcoolique avant d’entrer. Rue de la Victoire à Tours, un Bar à Chats remplace l’ancienne boutique de macarons. Un bar à chats ? Comme son nom l’indique, c’est un bar avec des félins qui vivent dedans. Ici il y a Pablo (2 ans), Plouf et Perle (4 mois) et Peps (10 mois). Ils viennent de la rue ou ont été battus et retrouvent une seconde vie dans ce commerce tenu par Luivine Darmon, 23 ans. L’espace fait 50m² avec une vingtaine de places assises, des tables formées par des souches d’arbres, une banquette, des tables basses ou des fauteuils de récup’… Sur les murs et au plafond, tout un parcours de planches pour sauter, dormir ou observer.

L’ensemble a été réalisé en 4 jours via des chantiers participatifs qui ont réuni une cinquantaine de personnes.

Cela fait près d’un an que la jeune femme travaille sur ce projet. On avait déjà parlé d’elle en juin 2019 au moment du lancement d’un financement participatif couronné de succès. Des chats, elle a depuis sa plus tendre enfance, d’ailleurs son 1er matou est toujours vivant : il a 17 ans.

Aujourd’hui, elle se lance dans une aventure commerciale mais insiste : « Tous les chats sont adoptables. » Ils ont été recueillis par une association de la Vienne qui contrôlera les familles candidates à l’adoption avant d’accorder la garde des animaux. Parmi les obligations : les stériliser. Malgré ces précautions, le projet de Ludivine Darmon a été contesté par plusieurs associations animalistes : « Je comprends que l’on soit contre car il y a eu des précédents avec des chats maltraités. Il faut que je fasse mes preuves. » Le concept n’est en effet pas nouveau : des commerces du même genre ont notamment éclos à Paris et en région, pas toujours avec succès. Ici, dès qu’un chat sera adopté il sera remplacé. Au maximum le lieu pourra en héberger une demi-douzaine en simultané.

Pour éviter les problèmes, la responsable du Bar à Chats a établi un cahier des charges très strict. On l’a dit, pour entrer il faut recouvrir ses chaussures et se laver les mains pour ne pas amener de germes extérieurs potentiellement nocifs pour les félins. L’inconvénient : les sur-chaussures sont en plastique et jetables. « Je sais que ce n’est pas écolo, ça m’embête fort, mais à l’avenir j’espère trouver une autre solution comme d’en avoir des lavables » reconnait Ludivine Darmon. Si le lieu peut potentiellement accueillir 20 personnes, dans un premier temps pas question d’en avoir plus que 10. Face à l’engouement sur Internet, la réservation est obligatoire pour les débuts de l’activité, sur des créneaux d’une heure. Plus d'infos par ici pour faire la démarche..

Quant aux enfants, la jeune femme souhaite aussi limiter leur nombre en simultané.

« Il faut que les chats aient le temps de s’adapter » plaide la jeune femme. Arrivés le 20 février, ils sont d’ailleurs encore assez timides. Ludivine Darmon garde un œil sur eux 24h/24 grâce à une caméra infrarouge : « Je peux les suivre depuis mon téléphone, je vois leurs yeux briller la nuit. » Et elle prévoit bien sûr de passer les voir les jours de fermeture. Pour les faire sortir de leurs cachettes, elle utilise des jouets ou les croquettes. Pour la clientèle, « interdiction de réveiller les chats, de les porter ou de leur donner à manger. Mais s’il vient de lui-même, bien sûr qu’on peut le caresser. » A moyen terme, elle envisage d’organiser des après-midis éducatifs pour apprendre aux enfants à reconnaître les différents comportements des matous. D’autres animations sont également envisagées comme un café littéraire, déjà complet. Peut-être de la musique, aussi.

En dehors de la présence des animaux, le Bar à Chats de Tours reste un salon de thé classique : pas d’alcool, plat du jour le midi (sauf à l’ouverture), jus de fruits et sodas locaux, pâtisseries l’après-midi… « J’essaie de favoriser au maximum les produits locaux » affiche Ludivine Darmon qui n’exclut pas de lancer un brunch prochainement.