Tours

Trains Tours-Loches et Tours-Chinon : la région financera la rénovation toute seule

Mais l’Etat va s’investir sur d’autres projets en Centre-Val de Loire.

Deux membres du gouvernement sont venus dans le Loiret ce lundi : Jacqueline Gourrault et Jean-Baptiste Djebbari, respectivement en charge des collectivités territoriales et des transports. L’objectif était de signer une convention entre l’Etat et la région Centre-Val de Loire pour maintenir les « petites lignes » de train, celles-là même qu’on disait menacées au moment de la publication du rapport Spinetta qui plaidait pour une profonde réforme du système ferroviaire français. 

Dans cette convention qui porte sur un budget de 250 millions d'€, l’Etat s’engage à financer à 50% des travaux nécessaires à l’amélioration de l’offre de trains sur plusieurs lignes régionales, sachant que c’est le Conseil Régional qui paiera le reste de la facture.

Parmi les axes concernés : Tours-Loches et Tours-Chinon mais aussi Tours-Vendôme-Châteaudun-Paris, Chartres-Courtalin ou Salbris-Valençay. « Ces lignes transportent chaque année en moyenne 1,5 million de voyageurs, qui sont bien souvent des habitants de la ruralité et pour lesquels le train constitue l'unique moyen accessible et efficace de la mobilité. Parce que leur entretien a été abandonné pendant des dizaines d'années par l'Etat et la SNCF, dont c'était la responsabilité, les travaux à réaliser sur ces infrastructures s'élèvent à plus de 250 millions d'euros aujourd'hui. »

Des trains à l'hydrogène en Touraine ?

Le fait que l’Etat accepte de payer pour ces lignes est en quelque sorte une victoire de la Région car les négociations ont duré de très longs mois (le rapport Spinetta date de 2018. « C'est une étape majeure pour notre région et je veillerai pour chaque ligne que les conventions de financement garantiront l'intervention de l'Etat » réagit le président du Conseil Régional François Bonneau.

Cela dit, pour la Touraine, la Région financera toute seule les travaux pour Tours-Loches et Tours-Chinon. « Je souhaite que celles-ci soient l'opportunité d'expérimenter les motorisations du futur avec notamment les trains à hydrogène qui permettront de répondre à l'urgence climatique et de poursuivre notre engagement pour la mobilité de tous » note François Bonneau.

Pour Tours-Loches, une estimation évoquait le besoin d’aligner 39 millions d’€ pour rendre le train plus compétitif. L’idée serait d’achever les chantiers les plus conséquents d’ici 2025 pour gagner 5 à 10 minutes de temps de trajet et mettre plus de trains en fonction dans la journée.

"Le soutien public en faveur des petites lignes ferroviaire n'a jamais été aussi élevé qu'aujourd'hui, avec près un milliard d'euros par an. L'État et SNCF Réseau continuent de financer une part majeure des petites lignes, en couvrant plus de 85 % des charges d'entretien de ces lignes et un tiers des coûts de renouvellement" écrit pour sa part le député Daniel Labaronne (LREM).