Tours

[Municipales 2020] 15 communes à suivre de près en Indre-et-Loire

Tours, Joué, Saint-Pierre… mais pas que.

Le dimanche 15 mars c’est le premier tour des élections municipales, et il y en aura un 2e le 22 mars dans les communes où ce sera nécessaire, c’est-à-dire là où aucune liste n’aura dépassé 50% du premier coup. Pour déposer les candidatures, la date limite est fixée au 27 février, s’ensuivront 15 jours de campagne officielle prévue pour s’achever au soir du vendredi 13 mars.

Parmi les 273 communes d’Indre-et-Loire, nous avons sélectionné celles où les enjeux politiques sont les plus importants.

 

1 – Tours :

La ville-préfecture d’Indre-et-Loire est évidemment celle vers laquelle tous les regards se tournent instinctivement, y compris ceux de quelques médias nationaux qui veulent savoir si la liste de gauche menée par l’écologiste Emmanuel Denis est capable de prendre la mairie dirigée par la droite et le centre depuis 2014. Au premier tour, on devrait avoir une dizaine de listes en compétition, contre 7 il y a 6 ans. Le maire sortant Christophe Bouchet (à ce poste depuis fin 2017) est donc challengé par Emmanuel Denis mais aussi par un candidat de La République En Marche, Benoist Pierre. Le parti est plutôt populaire à Tours puisqu’il a remporté les élections législatives en 2017 et qu’il était 1er aux dernières élections européennes.

Autres enjeux : la participation (79 000 électeurs inscrits), notamment dans les quartiers ; le score du candidat Xavier Dateu qui a quitté la majorité pour partir en indépendant ; le niveau du Rassemblement National qui avait réussi à obtenir deux élus en 2014 et dont l’éventuelle présence au second tour peut avoir un impact certain sur la victoire finale.

 

2 – Joué-lès-Tours :

Cette ville qui a souvent voté à gauche va-t-elle rester à droite ? Depuis 2014, la 2e plus grande commune du département est gérée par Frédéric Augis qui a dirigé la section tourangelle du parti Les Républicains avant de rendre sa carte. Face à lui, la gauche a désigné Francis Gérard et La République En Marche Laurence Hervé qui ont l’espoir de rivaliser face à un maire sortant désormais bien installé dans ses dossiers. Il n’en reste pas moins sérieusement challengé, et pour lui l’un des enjeux consistera à séduire les habitants des différents quartiers populaires, comme la Rabière.

Autre enjeu : l’Union des Démocrates Musulmans (UDMF) compte se présenter avec Drice Benama comme tête de liste. Avec quel score ?

 

3 – Saint-Pierre-des-Corps :

Quoi qu’il arrive, la ville aura un nouveau maire à l’issue de ce scrutin. Marie-France Beaufils qui dirigeait historiquement la municipalité prend sa retraite. L’élue communiste reste néanmoins active dans la campagne en soutenant un de ses adjoints : le proviseur de lycée Michel Soulas qui repart avec une partie de l’équipe actuellement aux affaires. Néanmoins, pas du tout d’union de la gauche au 1er tour. Il y aura une liste écologiste, une liste de gauche à tendance socialiste, une autre liste de gauche soutenue par La France Insoumise et le NPA, une liste Lutte Ouvrière… A cela s’ajoutera une liste LREM menée par un adjoint de Marie-France Beaufils, Jean-Marc Pichon ou encore la liste plutôt à droite du médecin Emmanuel François.

Les enjeux : qui en tête au premier tour ? Quel score pour la droite face à l’éparpillement de la gauche ? Quelles fusions éventuelles lors d’un second tour très probable après plusieurs scrutins joués dès le 1er dimanche ? Quelle participation citoyenne dans une ville où l’on se rend peu aux urnes ?

 

4 – La Riche :

Depuis 2014, le jeune maire Wilfried Schwartz s’est affranchi du Parti Socialiste où il militait pour se rapprocher de Benoit Hamon et du mouvement Génération.s. Aujourd'hui divers-gauche, il fait campagne sur fond de développement de sa commune (projet de ligne de tramway reliée à Tours et Chambray, développement des Îles Noires, construction d’un nouveau quartier à l’ouest, le Plessis-Botanique) mais se voit chahuté par des polémiques sur l’ambiance à l’intérieur des services de la mairie ainsi que sur son propre style de gouvernance. Son opposition peut-elle en profiter ?

5 – Chinon :

Laurent Baumel

A 50km de Tours, c’est un sacré match de personnalités locales qui se profile. Le maire sortant de droite Jean-Luc Dupont se voit concurrencé par une députée en place (Fabienne Colboc, LREM) et un ex-député (Laurent Baumel, qui était au PS avant de le quitter). Trois poids lourds de la scène politique tourangelle qui s’affrontent pour une mairie c’est assez édifiant, d’autant qu’en cas de succès Fabienne Colboc a annoncé qu’elle quitterait son siège à l’Assemblée Nationale pour se consacrer à la mairie.

L’enjeu : qu’est-ce qui fera la différence… Les noms en tête de liste, les étiquettes ou les programmes ?

 

6 – Langeais :

Pierre-Alain Roiron souhaite se représenter pour un nouveau mandat à la tête de la commune… Le socialiste va devoir surmonter les polémiques car durant les derniers mois il a certes été contesté par son opposition mais aussi par une partie de sa majorité au conseil municipal en raison de la situation financière alarmante de la municipalité. L’élu a notamment dû subir des reproches sur sa non-communication de documents importants. A voir quel impact on peut en attendre dans les urnes.

 

7 et 8 – Fondettes et Ballan-Miré :

A chaque fois de jeunes maires, dans les deux cas à droite de l’échiquier politique. Président des maires d’Indre-et-Loire, Cédric de Oliveira se représente pour un second mandat tout comme Alexandre Chas. Ont-ils suffisamment fait leurs preuves pour séduire de façon conséquente les électeurs ? Il y a 6 ans Cédric de Oliveira avait recueilli 39% des voix au 1er tour et 54% au second tour. A Ballan, Alexandre Chas avait devancé de 2 points sa rivale socialiste Pascale Boudesseul… Et au 1er tour il n’y avait qu’1,3 point d’écart. On se trouve donc face à un suspense intéressant : les rapports de force ont-ils évolué ?

 

9 – Amboise :

 L’actuel maire Christian Guyon – de gauche – ne se représente pas. Il a désigné son adjoint aux sports Brice Ravier pour mener une liste de la majorité municipale aux prises notamment à l’opposant de droite Thierry Boutard. Une liste écologiste est également en piste. Au 1er tour en 2014, la gauche avait frôlé la victoire au 1er tour (48%) avant de l’emporter au second tour avec 54% des voix face, déjà, à Thierry Boutard. Et 6 ans plus tard, à quoi faut-il s’attendre ?

 

10 – Loches :

Pas de suspense à Loches… Le maire Marc Angenault n’aura pas d’opposant face à lui pour cette campagne municipale… Ce qui est particulièrement étonnant pour une sous-préfecture. Cela ne veut pas dire que le scrutin sera inintéressant à suivre. L’élu de droite repart avec 60% de son équipe actuelle. Combien de Lochoises et de Lochois se déplaceront jusqu’à l’isoloir pour glisser un bulletin dans l’urne ? Quel quota de votes blancs pour monter – peut-être – une certaine réticence à sa politique ?

 

11 – Sainte-Maure-de-Touraine :

Voilà une ville où le scrutin est plutôt tendu. En janvier, Michel Champigny a dénoncé le vol de documents de campagne dans sa voiture (avec des vitres brisées). Les noms de sa liste ont ainsi été dérobés, alors qu’il projette de renouveler 70% de son équipe. En face, son concurrent Samuel d’Eu (chef d’entreprise) dénonce également des coups bas de la part de l’élu en place. On rappellera aussi qu’au cours du mandat, Michel Champigny a été épinglé par la justice pour injure publique à caractère racial. Il y a 6 ans, il avait remporté la mairie avec 54% des voix au 1er tour face à une seule autre liste.

 

12, 13, 14 et 15 – Notre-Dame-d’Oé, Azay-le-Rideau, Richelieu, Château-Renault :

Dans ces 4 villes (et dans beaucoup d’autres comme Saint-Genouph, Reugny, Saint-Etienne-de-Chigny…), les maires en place ne se représentent pas, et laissent la place. Lassés de la vie politique, ou parce qu’ils estiment qu’il est temps de prendre leur retraite d’élu. Une relève pas toujours simple à réaliser et à préparer car les vocations ont tendance à se tarir quand il s’agit de se lancer pour participer au conseil municipal.

 

BONUS – Combien de femmes maires ?

Un constat s’impose : malgré une parité obligatoire sur les listes dans les communes de plus de 1 000 habitants, les femmes sont bien moins nombreuses que les hommes quand il s’agit d’être en 1ère position. A Tours, il n’y en a aucune. Une seule à Joué. En 2014, une soixantaine de femmes ont pris la tête d’une mairie dans le département, soit à peine 1 municipalité sur 4 dirigée par une maire. Combien à partir de la fin mars ?

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