Tours

[Municipales à Tours] Une gauche unie et en conquête...

La liste "Pour Demain, Tours 2020" tenait son premier grand meeting de campagne ce mardi soir.

Quelques jours après Benoist Pierre et la liste soutenue par LREM, c’était au tour d’Emmanuel Denis et la liste « Pour Demain, Tours 2020 » de tenir un premier grand meeting de campagne, ce mardi 11 février.

Pour ce rendez-vous public, la liste de gauche avait opté pour le quartier des Fontaines et l’Espace Jacques Villeret. Un choix symbolique, permettant de montrer une image d’une liste se souciant de tous les quartiers de la ville. Ce point est important dans la campagne des municipales à Tours, d’autant plus pour cette liste conduite par l’élu écologiste Emmanuel Denis, régulièrement taxé de candidat écolo de centre-ville.

Le matin, la présentation de la liste complète n’avait d’ailleurs pas manqué de faire réagir quelques opposants au candidat de la gauche sur les réseaux sociaux. En cause, justement : la faible représentation de candidats issus des quartiers dits populaires.

Lire également sur 37 degrés notre grand reportage sur la liste "Pour Demain, Tours 2020"

Le meeting du soir avait donc une valeur de test importante. Premier enseignement : la salle était pleine à craquer avec environ 300 personnes. Comme ailleurs, la grande majorité de l’assistance était forcément constituée d'un public déjà convaincu ou proche idéologiquement. D’autres étaient venus voir les représentants politiques nationaux appelés en soutien : Olivier Faure, député et premier secrétaire du Parti Socialiste, Julien Bayou secrétaire général d’Europe Ecologie les Verts, Clémentine Autain représentant Ensemble et députée dans le groupe de la France Insoumise et Sophie Taillé-Polian, sénatrice de Génération.s.  

Quatre représentants symbolisant à eux seuls le rassemblement qu’ont réussi à opérer les différentes forces de gauche pour cette élection. C’est en effet historique, jamais à Tours une liste avait rassemblé un spectre aussi large à gauche, allant des Insoumis aux socialistes en passant par les communistes et les écologistes. Pourtant, tous insistent : ce rassemblement n’est pas « un cartel de partis politiques » et vient de la base citoyenne. Celle-ci, elle est incarnée notamment par les Cogitations Citoyennes, socle de la liste ou encore d’En Avant Tours, l’association qui avait été lancée par des élus socialistes et qui a rejoint l’ensemble.

De ce premier meeting que retenir ? L’image de dynamique et de rassemblement, « un laboratoire de ce qui doit faire la gauche à l’avenir » pour Olivier Faure. Ce dernier ainsi que les trois autres représentants nationaux ont pris la parole à tour de rôle, vantant la démarche de la gauche tourangelle donc mais aussi en contextualisant ces élections municipales sur un plan national. Sur le plan de la politique pure, avec l’espoir d’un vote sanction contre Emmanuel Macron et le gouvernement.

Sur un plan national également avec l’espoir de voir émerger un peu partout en France, sur l’exemple de Tours, Toulouse ou d’autres villes, un troisième bloc écologique et social aux côtés du « duopole Macron-Le Pen » comme l’a nommé Clémentine Autain. Pour Olivier Faure : « la gauche est belle quand elle est rassemblée », tandis que Sophie Taillé-Polian s’est félicitée du fait que « les leçons des élections européennes ont été tirées. »

Un programme pas encore dévoilé entièrement

Pour le reste, Emmanuel Denis a annoncé quelques mesures de son programme qui sera dévoilé entièrement prochainement. Restant sur sa zone de confort, le candidat a évoqué des mesures déjà dévoilées, sur le pan écologique et social surtout : rénovation énergétique des bâtiments, installation de nouveaux maraichers, mise en place d’un budget participatif à hauteur de 3 millions d’euros, mise en place d’un tarif social progressif de l’eau avec gratuité des premiers m3…

Cette réunion publique n’avait pas été pensée pour cela, mais bien pour acter définitivement la dynamique d’union entamée ces derniers mois. Une union qui permet au candidat écologiste de croire plus que jamais en la victoire : « Nous devons prendre conscience qu’un candidat écologiste est en passe de devenir le maire de Tours » s’est-il enthousiasmé.

Bref, une soirée placée sous le signe de la conquête. Place dorénavant à la réalité du terrain, avec la confrontation des idées et du programme aux Tourangelles et Tourangeaux. Car au-delà de ces temps militants importants dans une campagne, c’est avant tout cela qui fera office de juge quand les électeurs placeront leur bulletin dans l’urne dès le dimanche 15 mars…

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