Tours

Coronavirus : une Tourangelle à l’isolement et des échanges suspendus pour l’Université

Les conséquences de l’épidémie.

Depuis plusieurs semaines maintenant, l’épidémie de coronavirus qui sévit principalement en Chine fait très régulièrement la Une de l’actualité. Le cap des 12 000 cas est atteint et on relevait 258 victimes ce samedi, toujours 6 cas confirmés sur le territoire français et d’autres pays touchés en Asie ou en Europe (Allemagne, Royaume-Uni).

L’Organisation Mondiale de la Santé a décrété une urgence sanitaire mondiale, et les spécialistes estiment qu’il faudra plusieurs mois avant de pouvoir tester un vaccin contre cette nouvelle forme de pneumonie. Les conséquences ne sont pas qu’humaines puisque plusieurs compagnies aériennes ont stoppé leurs échanges avec la Chine (dont Air France). Pour protéger au maximum ses ressortissants de la maladie, l’Etat français a entrepris de rapatrier celles et ceux qui le souhaitent depuis le berceau de l’épidémie à Wuhan, une ville où de nombreuses entreprises sont installées.

Un avion est arrivé ce vendredi en début d’après-midi dans les Bouches-du-Rhône avec 180 personnes dont une Tourangelle qui a choisi de rentrer (sans son mari entrepreneur). Comme les autres passagères et passagers Béatrice Rimbault – originaire de Fondettes – va rester deux semaines à l’isolement dans un centre de vacances réquisitionné par les autorités près de Marseille.

Une cellule de crise à l’Université de Tours

Sur place, les résidents ont leur chambre personnelle et doivent porter un masque dans les parties communes du centre par ailleurs isolé du reste de la population. Une vingtaine de personnes seront mobilisées 24h/24 pour surveiller l’apparition éventuelle de symptômes. 2 personnes ont été hospitalisée pour des doutes finalement non avérés. Au bout de 14 jours, si tout le monde va bien cela veut dire que le coronavirus n’a pas touché le groupe puisque son délai d’incubation est estimé à 12 jours maximum. Le groupe pourra alors vaquer librement à ses occupations. Dans le même temps, autre précaution : on apprend que l’Université de Tours a lancé une cellule de crise le 23 janvier et que depuis elle a suspendu les départs vers la Chine avec qui elle organise régulièrement des échanges. Plus d’arrivées non plus.

La direction de la fac est régulièrement en contact avec un étudiant tourangeau actuellement dans la province de Wuhan mais ne dispose pas de chercheurs sur place.

300 étudiants chinois sont par ailleurs présents à Tours. Ils sont soutenus par l’Université et restent en contact avec leurs proches via Internet. Ajoutons que l’Université de Tours appelle à la vigilance renforcée pour les départs vers les pays limitrophes de la Chine.