Tours

Accusé d'harcèlement moral et sexuel, Philippe Vendrix, le président de l'Université de Tours, nie fermement les faits

Il a été placé en garde à vue et entendu par la Police Judiciaire mardi 28 janvier.

L’affaire a été rendue publique ce mercredi matin par Europe 1 : Philippe Vendrix, président de l’Université de Tours, a été entendu par la Police Judiciaire du Commissariat de Tours mardi 28 janvier, au cours d’une garde à vue qui a duré la journée.

En cause : des accusations de harcèlement moral et sexuel émanant de trois anciens collaborateurs. Les faits remonteraient à deux ans.

Ce mercredi matin, c’est à travers une conférence de presse organisée à la hâte que Philippe Vendrix s’est exprimé. « Je souhaite clarifier la situation rendue publique ce matin » annonce-t-il en introduction. « Je nie fermement les faits qui me sont reprochés » déclare-t-il tout en expliquant : « J’ai été convoqué dans le cadre d’une enquête démarrée il y a deux ans et placé en garde à vue pour raisons techniques. Cela m’a permis de contacter mon avocate et de me défendre. Je suis ressorti libre vers 19h30 sur décision du Procureur de la République. »

Mis en cause vraisemblablement par un ancien Directeur de la Communication de l’Université, un ancien Directeur Général des Services, ainsi qu’une assistante de ce dernier, Philippe Vendrix ne se dit pas surpris par l’enquête. « Nous avions été informés d’éléments puisque certains collaborateurs ont déjà été entendus ces derniers mois. L’enquête suit son cours et je suis confiant sur son issue » affirme-t-il, tout en évoquant une « journée éprouvante » dans les locaux du Commissariat de Tours. Et le Président de l’Université de rappeler que le DGS en question, licencié en 2018 par lui-même, avait déjà intenté une action judiciaire dans un autre domaine. Il avait en effet contesté son licenciement devant le tribunal administratif d’Orléans et avait été débouté début 2019.

Malgré la présomption d’innocence, cette enquête en cours peut-elle remettre en cause la Présidence de Philippe Vendrix à la tête de l’Université de Tours ? « Non » répond-il, « je suis venu travailler ce matin normalement et je continue de travailler comme je le fais depuis 4 ans. » Malgré tout, alors que les élections internes à l’Université se profilent dans quelques semaines avec notamment celle concernant la Présidence, cette affaire peut l’affaiblir lui qui s’est porté candidat à sa propre succession. « La situation est compliquée, mais cela ne ralentit pas mon élan car il y a énormément à faire pour l’Université » déclare Philippe Vendrix, bien décidé à se battre et se défendre.

MG

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