Tours

[A chaud] Réforme des retraites : la manifestation reste importante à Tours

On comptait plusieurs milliers de personnes dans les rues ce jeudi.

C'est la première grande journée de mobilisation de l'année 2020, et la 4e depuis le début du mouvement le 5 décembre. Ce jeudi 9 janvier les syndicats mobilisés contre la réforme des retraites appelaient de nouveau à défiler dans le centre de Tours contre le projet de système universel à points imaginé par le gouvernement. Les plus motivés : la CGT, FO ou encore Sud, radicalement opposés à ce changement de méthode de calcul des retraites. De son côté, la CFDT est d'accord sur le principe mais vent debout contre l'éventualité d'un âge pivot à 64 ans, c'est-à-dire une mesure qui incite les travailleurs à rester en activité au-delà de l'âge légal fixé à 62 ans si ils veulent partir avec une pension maximale.

Le défilé tourangeau était annoncé dès 10h Place de la Liberté. Dans ses rangs : évidemment les cheminots, mobilisés depuis 36 jours consécutifs. Après une hausse du nombre de trains en circulation pour le début de semaine, le chiffre est reparti à la baisse ce jeudi. L'UNSA est ainsi venu avec une grosse délégation. Les jours précédents, les syndicalistes de la SNCF avaient fait du lobbying auprès des entreprises et des établissements scolaires pour convaincre un maximum de monde de ne pas relâcher la pression.

Le pari est moyennement réussi avec une affluence en baisse par rapport au mois de décembre, quand on comptait 10 à 15 000 personnes selon les sources. Tout de même il y en avait entre 5 600 et 8 000 selon les sources.

A l'avant, une forte délégation de la CGT, beaucoup d'enseignants (une vingtaine d'écoles sur 58 en service minimum à Tours, cantines perturbées à Joué, plusieurs cours supprimés à Chambray...), des avocats venus en robe alors qu'ils sont en grève pour toute la semaine, quelques représentants d'entreprises privées comme Michelin et SES à Tours Nord (en lutte pour un meilleur plan social suite à la fermeture annoncée de l'usine).

On a vu également les archéologues du Conseil Départemental, des Gilets Jaunes, des étudiants, un nombre conséquent de personnels soignants, quelques représentants politiques de gauche (socialistes, communistes, écologistes, insoumis). Parmi les syndicats FO avait une forte délégation et la CFDT fermait la marche.

Le cortège a remonté l'Avenue de Grammont avant d'emprunter la Rue Nationale. Une boucle classique dans le centre-ville avant une dispersion annoncée Place Jean Jaurès. Place ensuite aux réunions pour organiser la mobilisation, par exemple avec une AG féministe à 14h aux Tanneurs.

Quelques images du rassemblement :