Tours

[EN IMAGES] 17 décembre à Tours : 8 à 15 000 personnes contre la réforme des retraites

Les blouses blanches en tête de cortège.

Ce mardi 17 décembre c'est la 3e grande journée de mobilisation nationale contre la réforme des retraites depuis le début du mouvement le 5 décembre. A Tours, il s'agit de la 8e mobilisation contre ce projet du gouvernement qui vise à harmoniser les différents systèmes de retraite dans le pays.

Le premier cortège du mois avait rassemblé entre 10 500 et 12 000 personnes, 5 à 8 000 le 10 décembre à la veille de la présentation détaillée des pistes envisagées par l'exécutif. Depuis, les cheminots n'ont pas cessé leur grève et les enseignants non plus. La CFDT a également appelé à rejoindre le mouvement, pas pour demander le retrait total de la réforme mais pour réclamer le retrait de l'âge d'équilibre du régime fixé à 64 ans, ce qui vise à encourager les Français à travailler au-delà de l'âge légal défini à 62 ans.

Pas forcément sur la même longueur d'onde mais tous en colère, les syndicats appelaient donc à manifester dès 10h ce mardi 17 à Tours, Place de la Liberté.

Avant cela, des enseignants ont organisé un rassemblement devant le lycée Grandmont, le plus grand de l'agglo. La semaine dernière, plus de la moitié de l'équipe enseignante avait cessé le travail nous signale une source syndicale. Les profs étaient donc motivés, y compris ceux du 1er degré (pas mal d'écoles perturbées à Tours, Joué et partout dans le département, avec mise en place d'un service minimum d'accueil). Le taux de gréfistes départemental était évalué à 30% contre 50% il y a 12 jours.  Le monde de l'éducation craint de voir ses pensions baisser avec le nouveau système puisqu'elles seront calculées sur l'ensemble de leur carrière, et non plus les derniers mois d'activité.

Aux côtés des profs : des salariés du privé (SKF, CGT du Bâtiment, Michelin, EDF, Eiffage, Crédit Agricole...), évidemment les cheminots, les avocats qui ont appelé à une journée Justice Morte pour défendre leur régime autonome, des pompiers (en tenue, malgré le rappel de la préfète du non-droit de manifester avec) et puis surtout les blouses blanches, le monde de la santé qui avait décrété cette journée du 17 décembre date d'une mobilisation nationale contre les fermetures de lits ou suppressions de postes à l'hôpital. C'est d'ailleurs cette délégation qui a pris la tête du défilé peu après 10h30 en direction de la Place Jean Jaurès puis de la Rue Nationale, des Tanneurs, des Halles et du Boulevard Béranger. Assurément plusieurs milliers de personnes selon les premières informations remontées : à 11h il y avait la foule de la Place Michelet à la Place de la Liberté, la CFDT et la CFTC fermant la marche.

A midi, premières estimations : 7 800 personnes selon la police, autant que le 5 décembre selon les syndicats soit 15 000 personnes selon FO. Alors que la tête de la manifestations arrivait Place Jean Jaurès, la queue était seulement en haut de la Rue Nationale s'apprêtant à faire la boucle par les Halles.