Tours

[#MIAM] On sait où manger le meilleur petit salé aux lentilles de Tours

Dans un restaurant caché près de Jean Jaurès.

[#MIAM] c’est la rubrique d’Info Tours dédiée à la gastronomie. On en profite pour rappeler que quand nous testons un restau, nous payons l’addition.

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Dans cette rubrique on parle souvent des nouveautés gastronomiques tourangelles, et parfois d’établissements qui existent depuis des années mais où on n’avait pas forcément pris le temps de s’attabler en vue de raconter notre expérience. Le Twistin fait partie de la liste. On en connaissait l’existence, et on en a récemment poussé sa porte au 5 Rue Auguste Comte pas loin de Jean Jau et de la gare.

Le Twistin, c’est le modèle du restaurant « dans son jus » : patron iconique, décoration singulière, clientèle fidèle. Ici pas de haute gastronomie ni de bistronomie, simplement des recettes iconiques, soit des classiques de la cuisine française. Dès la porte on est prévenu : ici on mange du cochon, du cochon et du cochon. Grosses tirelires sur les tables, affiches et pubs en tous genres… Nous voici dans le temple du cochon. Mieux vaut aimer la viande pour en apprécier toutes les subtilités.

Bien qu’un peu sombre, l’endroit est coloré, tout bonnement chaleureux : le patron est sympa et note l’addition à l’ancienne sur du papier, avec un crayon. La musique n’est pas trop forte, rock et variée comme il faut. D’ailleurs c’est une carte en forme de vinyle que l’on nous remet avec du jarret, du pied de cochon, de l’andouillette à la ficelle, du nez de cochon, du tartare d’oreille et de pied de cochon… Illustration parfaite du slogan « Tout est bon dans le cochon » pour des plats qui tournent entre 20 et 25€. 10€ pour le plat du jour le midi, entrées et desserts du jour à 4€.

Après avoir dégusté un très bon fuet catalan (qu’on aurait juste aimé un peu plus sec), voici la terrine du jour que l’on peut tartiner sur une sélection de pains de campagne. C’est tellement rare d’avoir autre chose que de la baguette au restaurant, et en plus de profiter de plusieurs variétés, que c’est vraiment à souligner.

Suit un plat du jour totalement régressif : petit salé aux lentilles. Pourquoi aller au restaurant manger un petit salé aux lentilles qu’on pourrait aussi bien faire à la maison ? Parce qu’on peut espérer y trouver le petit truc en plus : ici une viande vraiment fondante, accompagnée d’une savoureuse sauce moutarde. Une grosse portion de viande un peu disproportionnée par rapport au quota de lentilles : heureusement qu’il y avait un peu de salade dans l’entrée pour équilibrer ce déjeuner, par ailleurs arrosé d’un saint-nicolas-de-bourgueil (7€ le verre, pas donné, mais de qualité).

Quand on mange dans un bon restaurant, on est toujours tenté de prendre un dessert. Allons-y pour le moelleux au chocolat. Et quel moelleux. Le reste ne se décrit pas, ça se goûte.