Tours

Tours : dernières orientations budgétaires du mandat et nouvelle réduction de la dette

Elles seront présentées mercredi en Conseil Municipal.

C’est un conseil municipal majeur qui se tiendra mercredi 11 décembre à partir de 9h au sein de l’Hôtel de Ville de Tours. Pour la dernière fois du mandat, les élus municipaux vont débattre des orientations budgétaires proposées par la majorité municipale. Un débat toujours important dans la vie municipale et qui livre souvent beaucoup d’enseignements, même si les orientations qui seront décrites par l’adjointe aux finances Hélène Millot, seront sans surprise.

Les grands axes fixés pour 2020 ne changent pas des années précédentes : maîtrise des dépenses de fonctionnement, en lien avec la loi de programmation des finances publiques qui limite la hausse des dépenses de fonctionnement à 1,2% au maximum, mais aussi la stabilité des impôts (qui augmenteront malgré tout à la marge avec la hausse mécanique des taux de base), le maintien (voire l’augmentation si possible) des investissements, ou encore la poursuite du travail de désendettement.

La question de la dette et de sa réduction, une priorité fixée par Serge Babary en 2014 puis par Christophe Bouchet, son successeur depuis octobre 2017, sera assurément au centre du débat.

« Cette année, nous poursuivrons le désendettement de 5 millions d’euros » explique Hélène Millot. La ville projette en effet de procéder à 10 millions d’euros d’emprunts nouveaux pour financer ses investissements, mais remboursera dans le même temps 15 millions d’euros d’emprunts actuels.

« L’encours de la dette s’élèvera à 206 millions d’euros à la fin 2020 »prévoit ainsi l’adjointe aux finances. Pour rappel cet encours, c’est-à-dire le montant total de dettes de la ville était de 232 millions d’euros en 2014. A la fin de l’année prochaine, la dette par habitant sera alors de 1 473 euros contre 1 679 en 2014.

Un chiffre qui reste supérieur à la moyenne des villes comparables qui est de 1 151 euros par habitant. C’est en partie pour cela que Christophe Bouchet, anticipant le débat qui pourrait se tenir mercredi, maintient son discours et sa volonté d’agir sur la dette. « Il y a en ce moment un débat sur le fait que s’endetter n’est pas si mauvais pour les collectivités, c’est vrai quand c’est une bonne dette et qu’elle est bien négociée, vu les taux actuels. Mais à Tours, on a une mauvaise dette avec un taux d’intérêts qui est encore de 4,2%. Aujourd’hui la première ligne de dépenses de la ville c’est le remboursement des intérêts de la dette. Je rappelle que sur les premières années de mandat, on ne trouvait plus de banque qui voulait prêter à la ville. De plus le mur de la dette pour les années à venir et que nous renégocions depuis plusieurs années, nous pénalise. »

Le remboursement de la dette sera donc encore une fois la priorité du budget à venir. De l’autre côté, la majorité prévoit 35 millions euros d’investissements qui seront détaillés dans les grandes lignes au sein du Conseil Municipal.