Tours

[Vidéo du jour] Les pompiers de Tours s’en vont pile au début du discours des élus

Un mouvement d’humeur pour dénoncer leurs conditions de travail.

La Sainte-Barbe, c’est un grand moment pour les pompiers : chaque année, de nombreuses cérémonies sont organisées à cette occasion. Mais en ce moment l’ambiance est tendue dans les rangs du soldat du feu. On se souvient ainsi que fin 2018, le rassemblement départemental du SDIS37 avait été perturbé au château de Villandry. Depuis, les syndicats nationaux de sapeurs-pompiers ont appelé à un vaste mouvement pour dénoncer le manque d’effectifs, la dégradation des conditions de travail et le manque de reconnaissance du métier qui n’est pas considéré comme à risques. Une grève a été déclenchée cet été et plusieurs manifestations organisées à Paris et en région.

Si vous passez devant la caserne de Tours Centre Boulevard Wagner vous ne pourrez donc pas manquer les banderoles autour du bâtiment. Le 28 novembre des pompiers en colère ont accueilli les élus venus participer au congrès des maires au Vinci. Et ils étaient encore dans le cortège contre la réforme des retraites jeudi 5 décembre.

Ce samedi 7 décembre, les pompiers de Tours Nord et de Tours Centre se sont rassemblés à la cathédrale Saint-Gatien de Tours pour leur Sainte-Barbe. Le déroulé a été respecté jusqu’au moment des discours, dans la cour du collège Anatole France. Les responsables des casernes ont parlé. Puis un représentant syndicaliste des soldats du feu. Ensuite, le maire de Tours Christophe Bouchet a simplement eu le temps de commencer les salutations des officiels avant de s’arrêter net face à des pompiers professionnels qui lui tournaient le dos et s’en allaient. Stupéfaction à la tribune (« ce n’était pas prévu »), applaudissements dans le public. Les discours ont été déclarés « terminés » et le vin d’honneur lancé plus tôt que prévu (toujours sans les pompiers).

 

Au-delà des revendications en direction de l’Etat portées par les instances nationales, ce mouvement de grogne est également dirigé vers le Conseil Départemental d’Indre-et-Loire, l’institution qui gère le SDIS37 au quotidien. Voici un discours prononcé par le syndicaliste Anthony Chauveau (CFTC) prononcé à Joué-lès-Tours fin novembre. Il dénonce notamment l’éloignement des secours en zone rurale et l’absence de réponse aux alertes des professionnels :