Tours

[Rencard] Quand une architecte tourangelle devient dessinatrice d’une BD super drôle

Lili l’Archi avait déjà un blog. On peut maintenant découvrir son travail en librairie.

[Rencard] c’est une rubrique d’Info Tours dans laquelle nous posons des questions plutôt décalées à des actrices et à des acteurs de l’actualité tourangelle.

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C’est le genre de cadeau qui devrait plaire aux futurs parents, en particulier les femmes enceintes. Ma grossesse, tout le monde s’en mêle c’est le projet aussi drôle que féministe de deux autrices et d’une dessinatrice. D’un côté il y a Sandra Camilleri et Loudia Gentil, de l’autre Lili l’Archi, alias Magali Chupeau-Legoff, architecte depuis 2002, free lance depuis trois ans… et Tourangelle. Avec cet ouvrage, elle fait sa première incursion dans le monde de l’édition. On l’a appelée pour en savoir plus…

 

Avec vos mots, présentez-vous le contenu de cette BD : Ma grossesse, tout le monde s’en mêle sortie le 13 novembre aux éditions Des ronds dans l’O…

Ce sont des saynètes super drôles, avec une chute à chaque fois. On suit le parcours de futurs parents – Louise et Clément – de la conception à l’accouchement en abordant des sujets comme la pression familiale ou les violences obstétriques de la part du monde médical. C’est quelque chose de léger et drôle qui s’adresse autant aux femmes enceintes qu’à l’entourage. Cela permet de comprendre que, pour un jeune couple qui attend un enfant, certains mots prononcés peuvent être blessants, vexants.

Comment ce projet est arrivé dans votre vie ?

Je travaille avec d’autres architectes pour les épauler. Un client parisien m’a appelé : sa femme est scénariste, elle a travaillé 20 ans pour TF1 et il voulait savoir si cela m’intéressait d’illustrer son projet de BD. J’ai trouvé que le scénario était vraiment rigolo et j’ai dit banco.

Travailler sur des bâtiments et dessiner des personnages de BD, c’est le jour et la nuit… non ?

J’ai toujours dessiné, donc là je réalise un rêve de gamine. Par ailleurs, dans mon travail, je privilégie les dessins à la main pour sortir du lot dans les concours par rapport aux visuels en 3D que l’on voit partout. C’est pour ça que cet architecte parisien a pensé à moi.

Comment avez-vous travaillé ?

On a reçu le feu vert de la maison d’édition en mars après quelques essais de planches et de personnages. J’ai rendu les dessins en septembre après avoir beaucoup travaillé cet été, car c’est la période où j’ai le moins de boulot. J’y allais la fleur au fusil mais faire une BD c’est une énorme masse de travail du coup maintenant quand j’en lis – ce qui arrive souvent – je savoure chaque page car je réalise tout ce qu’il y a derrière.

Les traits des personnages sont venus facilement ?

J’avais des descriptions précises dans le scénario, et les autrices m’ont laissé une grande liberté. J’ai dessiné les personnages tels que je les voyais. C’est seulement le personnage un peu gratiné de la grand-mère qu’il a fallu retravailler. On se l’est projeté chacune en fonction de ce qu’on a connu pour le créer.

L’interview intégrale de Lili l’Archi est à découvrir sur 37 degrés.