Tours

Municipales à Tours : Françoise Amiot, finalement candidate...

C'est la première femme à faire acte de candidature comme tête de liste.

Candidate malheureuse à l’investiture LREM à la Mairie de Tours pour les prochaines élections municipales de 2020, Françoise Amiot, - ancienne adjointe aux finances de Serge Babary entre 2014 et 2017 - a finalement décidé de maintenir sa candidature aux municipales en dehors du parti présidentiel. Elle s’en explique.

Pour Françoise Amiot, cette candidature ne vient pas de nulle part. Elle rappelle au contraire qu’elle avait créé dès janvier 2018 son association « Tours à Venir » dans le cadre de la préparation de cette échéance électorale.

C’est d’ailleurs avec cette association et certains de ses membres qu’elle se lance sous un collectif au nom de « Marcheurs de Loire, Citoyens de Tours ». Si la référence au parti présidentiel est clairement affichée malgré le soutien de ce dernier à un autre candidat, pour Françoise Amiot, il est cohérent avec son engagement.« Je suis adhérente En Marche depuis janvier 2017 et je le reste, ce sont mes convictions. Je suis en phase avec la politique d’Emmanuel Macron. »

Oui mais la candidate s’était néanmoins engagée dans le cadre de la procédure d’investiture LREM de soutenir le candidat désigné, à savoir Benoist Pierre. « C’est vrai » reconnaît Françoise Amiot, qui considère aujourd’hui que « la règle du jeu n’a pas été respectée par la Commission Nationale d’Investiture puisque contrairement aux autres candidats à cette investiture à Tours, je n’ai pas été auditionnée par la CNI, ni reçu le moindre appel pour défendre ma candidature. »

Autre problème selon la nouvelle candidate à la Mairie de Tours : le manque de volonté du candidat officiel du parti présidentiel, à trouver un accord avec elle. « Pour qu’il y ait un mariage, il faut être deux. » « Sa première proposition a été de faire une alliance “tout sauf Bouchet”. (Le maire sortant, ndlr) Par la suite, il m’a demandé que je lui donne des noms de personnes de mon collectif susceptibles d’avoir des places importantes. Des personnes qu’il aurait auditionnées pour voir s’il les intégrait. En réalité, au-delà de ma personne, il n’avait prévu d’intégrer personne. Ce n’est pas comme cela que je conçois la politique. »

Quoiqu’il en soit, cette candidature vient compléter l’embouteillage qui se profile au centre de l’échiquier politique où les candidatures sont nombreuses (Benoist Pierre, Philippe Lacaile, Nicolas Gautreau…). Avec le risque, toujours et évident, de voir un éparpillement des votes. « Je suis quelqu’un qui est pour le rassemblement, cette candidature est d’ailleurs le fruit d’un travail collectif » se justifie Françoise Amiot quand on lui fait remarquer.

Quant aux autres candidats, cette dernière affirme : « j’en ai rencontré plusieurs. S’il y a des possibilités de se rassembler, cela se fera sur la base d’axes de programme et de méthodes de travail. » A suivre donc…