Tours

[Municipales 2020] Stéphane Gavriloff, candidat inattendu pour la mairie de Tours

Il se présente sans parti.

Lors d’une élection, on s’attend toujours à retrouver un certain nombre de candidatures issues des principaux partis politiques français. Dans le trombinoscope des élections municipales de Tours publié par 37 degrés, vous constaterez qu’ils sont au rendez-vous : La République En Marche, Les Républicains, le Parti Socialiste, le Rassemblement National, la France Insoumise… L’élection à la mairie, c’est aussi l’occasion pour des citoyennes et des citoyens motivés de prendre des initiatives et de s’engager en politique. Des initiatives parfois surprenantes.

Stéphane Gavriloff peut rentrer dans cette catégorie. Né à Troyes, ce conseiller à l’emploi de 54 ans a découvert Tours en 2005. Diplômé en droit, il a créé un site Internet axé sur les loisirs en Touraine. Pour se décrire, il met en avant son investissement associatif (au sein de la structure citoyenne Aquavit 37 ou en tant que parent d’élève à la FCPE) et il motive son engagement politique par la multiplicité de rencontres : « J’aime bien les gens, je pense qu’on peut s’apporter des choses mutuellement. Aujourd’hui la société est de plus en plus violente et les politiciens ont du mal à trouver le chemin. »

Pour être maire, et surtout maire d’une grande ville comme Tours, ça ne suffit pas. Il faut de la carrure, des appuis, un projet. Passé par Nouvelle Donne (classé à gauche), Stéphane Gavriloff ne se place pas sur l’échiquier politique : « Je ne veux pas un rassemblement des partis de gauche, je veux rassembler tout court. » Dans le cadre de la campagne pour 2020 son mouvement porte donc le nom suivant : Rassembler Autrement… avec un site étrangement intégré à l’agenda de sorties Hebdo Tours. « Ma principale mesure ce serait d’écouter plus les gens. Il faut produire une pensée de groupe, par exemple en organisant un débat tous les mois, ouvert à tout le monde. »

Une campagne (presque) sans argent

Citant Ken Loach sur son site ou Jacques Dutronc en interview, Stéphane Gavriloff imagine aussi « un conseil municipal de 2h tous les 15 jours » (notamment pour qu’ils soient moins longs), plus d’infrastructures sportives, l’ajout d’un pont pour diminuer les bouchons, un retour à la semaine de 4 jours et demi à l’école, la baisse de l’indemnité du maire mais une hausse de celle des conseillers municipaux, construire des immeubles de bureaux « clés en main » pour attirer les entreprises parisiennes ou encore inaugurer une ligne de tramway sur pneus et autonomes au lieu de construire un tram sur rails…

« C’est un pari » avance le candidat quand on lui demande d’analyser sa démarche. Mais alors avec qui va-t-il partir ? « J’ai déjà quelques personnes sur ma liste. Pour moi il faut un directeur d’école pour s’occuper de l’éducation, un président d’association de commerçant au commerce… Je connais une personne qui parle 4 langues, je la vois bien au développement international de Tours. » Et avec quel budget ? « Je veux faire une campagne sans argent » répond Stéphane Gavriloff, hormis quelques milliers d’euros pour les frais incompressibles comme les affiches de panneaux électoraux. Un sacré pari, en effet.