Tours

Le projet du Département d’Indre-et-Loire pour le futur ex-siège de la CCI Touraine

L’institution économique doit partir à la fin de l’année.

C’est la fin d’un long feuilleton. Afin d’assainir sa situation financière – et récupérer au passage des locaux où le travail est plus pratique – la Chambre de Commerce et d’Industrie d’Indre-et-Loire choisit de quitter son camp de base historique du centre-ville de Tours, avec entrée principale Rue Jules Favre, à deux pas du Haut de la Rue Nationale. Dès le mois de décembre, elle partira donc pour le quartier des Fontaines. Le tribunal de commerce va également quitter ses locaux prestigieux de la Rue Berthelot.

Une partie des 5 000m² de locaux doivent être transformés en logement, un promoteur va les racheter pour plusieurs millions d’euros dans le but de les réaménager. Le Conseil Départemental d’Indre-et-Loire va lui devenir propriétaire des bâtiments classés monuments historiques à la suite d’un accord signé avec la CCI Touraine.

Lors de la dernière session de l’institution vendredi 15 novembre, le président Jean-Gérard Paumier a fourni quelques précisions sur son projet :

« Ce bâtiment peut être amené à remplir des missions diverses. Il est susceptible d’accueillir dans la Halle aux Draps, des réunions, des séminaires, des rencontres professionnelles et ce sous forme de location. Avec l’actuelle salle d’audience du Tribunal de Commerce, et le grand salon, cet hôtel peut aussi servir d’outil prestigieux de relations publiques pour le Département, la Métropole, la Ville de Tours, les Intercommunalités, mais aussi des partenaires publics et privés pour divers évènements adaptés à la taille du lieu. Enfin, des évènements culturels à caractère estival peuvent être envisagés dans la cour du Palais du Commerce, laquelle pourrait être sécurisée et ouverte au public en figurant dans le parcours touristique de la Ville. »

En clair, comme l’Hôtel Gouin pour lequel il engage 300 000€ de travaux cet hiver, le Département veut disposer d’un nouvel outil culturel mais espère aussi rentabiliser les lieux via la location de ses salles prestigieuses.

Cette nouvelle vie de l’hôtel particulier ne débutera qu’une fois un chantier de mise aux normes effectué, estimé à un million d’euros. Il va notamment falloir rendre le bâtiment accessible aux personnes à mobilité réduite moyennant une enveloppe de 150 000€, restaurer l’intérieur (comme les plafonds et les menuiseries) pour une somme similaire, consacrer au moins 280 000€ à des travaux de gros œuvre comme les pierres en façade. Les opérations devraient débuter dans les prochains mois mais on ignore encore leur calendrier précis.