Tours

[Photos du jour] Des lycéens de Tours ont offert 120 cuiseurs à bois au Maroc

Un projet mené avec deux profs du lycée Vaucanson.

Un paysage splendide à 1 600m d’altitude, mais peu de temps pour profiter de la vue. Samedi 12 octobre, 11 lycéens de Terminale S ont embarqué à Tours direction Marrakech pour une semaine de voyage scolaire avec leur professeur de physique-chimie et une enseignante de SVT.

Sous la bannière Cuiseur 2.0, ce groupe déjà vu à la Fête de la Science travaille depuis plus d’un an pour offrir 120 cuiseurs à bois économes au village de Tizi N’Oucheg dans l’Atlas, à 1h30 de route et 20 minutes de piste en 4x4 depuis Marrakech. Le matériel imaginé par une ONG a été amélioré dans le cadre de leurs cours puis fabriqué au Maroc. Le séjour c’est donc l’aboutissement du programme avec la remise des ustensiles de cuisine et la démonstration de fonctionnement.

Démonstration par l'un des élèves, Théo.

Pensés pour remplacer des fours en pierre très consommateurs de bois et aux fumées toxiques pour l’intérieur des maisons, ces cuiseurs en fer et en argile pèsent un peu lourd mais permettent de faire bouillir de l’eau, cuire un tajine et chauffer la maison avec 1kg de bois, 60% de moins qu’avant. Ils peuvent aussi constituer une alternative au gaz qui coûte cher alors que le bois est récupéré dans les montagnes.

Une femme découvre le fonctionnement des cuiseurs.

Commune de 1 200 habitants, Tizi N’Oucheg est un village sans grandes ressources financières mais « pilote » dans la région. Il dispose de son propre réseau d’assainissement et d’irrigation pour les cultures. On y trouve une école, un petit stade de foot (financé par le chanteur Gims), une école maternelle (rare car pas obligatoire au Maroc) ainsi qu’une coopérative de femmes qui fabrique des confitures ou des tapis revendus au marché. Tout cela se fait sous l’impulsion d’un certain Rachid, patron d’un gîte et président de l’association Tizi N’Oucheg Développement créée en 2011.

Ce projet de Vaucanson n’est pas le premier de l’établissement au Maroc. Le professeur Emmanuel Thibault y a déployé des partenariats dès 2012 avec des tentatives de développement de paraboles solaires pour faire des distillations ou de la cuisson. Cette fois-ci, il a également impulsé le dépôt de trois séchoirs solaires pour déshydrater semoule, fruits ou légumes dans le but de les conserver et les vendre. En une dizaine de voyages scolaires, ce sont pas moins de 50 élèves qui ont travaillé en collaboration avec le Maroc. Des initiatives primées à plusieurs reprises au Salon des Jeunes Inventeurs de Monts et même aux Etats-Unis.

Nous avons pu suivre une partie de ce voyage, notre grand format est à lire sur 37 degrés.