Tours

[Sans Filtre] Le président du Tours FC livre sa version sur la fermeture du gymnase Meunier (ex-CTRO)

Jean-Marc Ettori évoque aussi les difficiles relations avec la ville...

Mis en cause lundi soir au Conseil Municipal par le maire de Tours, Christophe Bouchet, au sujet de la fermeture du gymnase Meunier ex-CTRO, avec pour conséquence l’impossibilité pour les élèves du collège Corneille d’utiliser l’équipement sportif, Jean-Marc Ettori a tenu à réagir.

Monsieur Ettori, vous avez tenu à réagir à notre article sur les propos tenus lundi soir au Conseil Municipal, pourquoi ?

Jean-Marc Ettori :« Parce que c’est un mensonge, de la même veine que les déclarations du maire sur la pelouse. Ce n‘est pas notre faute si la pelouse n’a pas été refaite. C’est nous qui avons engagé des discussions à ce sujet en novembre 2018. C’est encore moi qui ai saisi et obtenu une audience devant la Métropole le 21 janvier 2019. Réunion lors de laquelle la Direction du club a pu présenter son projet et les travaux sur les terrains de la Vallée du Cher »

Pour revenir au gymnase Meunier (ex-CTRO), vous rejetez également les accusations à votre encontre ?

Jean-Marc Ettori : « Le club n’est pas responsable des problèmes d’infrastructures de la ville. Ce n’est pas notre faute si la ville n’a pas de gymnases pour ses écoles. Je tiens à dire que ce gymnase coûte au club 50 000 euros par an et la ville le voulait d’abord pour rien puis pour 30 000 euros par an. L’an dernier ils l’ont voulu on leur a loué à ce prix-là pour un bail d’un an, cette année cela n’a pas été le cas. »

Quoiqu’il en soit, cela pose un problème pour les élèves du collège Corneille aujourd’hui…

Jean-Marc Ettori : « Certains sportifs utilisent ce gymnase aujourd’hui, mais je n’ai pas reçu de demande de la part du collège Corneille. Qu’ils viennent me voir pour en parler. Je suis ouvert à partir du moment où les demandes sont raisonnables, cependant je ne suis pas le service social de la ville de Tours. Je rappelle que l’on a investi entre trois et quatre millions d’euros dans les infrastructures de l’ex-CTRO. »

Ce n’est pas la première fois qu’il y a un souci avec ces infrastructures.

Jean-Marc Ettori : « L’Agicc, (l'association de gestion de l'internat du collège) a pendant 5 ans bénéficié de l’ensemble de notre complexe, pour 6 euros par jour par enfant, vous vous rendez compte ? C’était un bail au temps de l’adjoint aux sports Xavier Dateu, signé par le président-délégué de l’époque sans mon accord. J’ai dénoncé ce bail au bout des 5 ans.. »

Ndlr : Une action en justice avait contraint Jean-Marc Ettori sous peine de pénalités d’aller au terme de ce bail contracté en 2014.  

Le problème vient-il du bail emphytéotique contracté avec la ville en 2010 ?

Jean-Marc Ettori : « Le gymnase fait partie du bail c’est un fait. Mais je vous rappelle que lorsque ce bail a été contracté ce n’était pas moi qui dirigeais le club mais monsieur Sebag et l’actuel maire de Tours, monsieur Bouchet qui en était vice-président et actionnaire. C’est fort de me reprocher cela aujourd’hui. »

Où en sont aujourd’hui les discussions avec la ville ?

Jean-Marc Ettori : « Nous n’avons aucune discussion avec la ville de Tours contrairement à ce que Christophe Bouchet affirme. Je ne l’ai d’ailleurs pas rencontré depuis la réunion du 21 janvier à la Métropole. Je n’ai pas de discussions non plus avec ses services depuis des échanges de mails avec son directeur général des services, monsieur Fievet, le 22 août. Ce jour-là on nous a accordé gracieusement le droit de jouer pendant deux matchs sur le stade d’honneur. On nous a proposé pour la suite un loyer revu à la baisse mais à la condition que l’on renonce à la quasi-totalité de nos bureaux et installations et que l’on annule le bail en cours avant le 30 septembre 2019. Cela n’est pas sérieux parce qu’en faisant de la sorte, on se retrouverait avec un trou correspondant aux montants des travaux que l’on a réalisé. Ce serait la liquidation assurée pour le club. »

Les deux premiers matchs de la saison étant passés, où allez-vous jouer ce week-end ?

Jean-Marc Ettori :« Nous jouerons ce week-end sur un terrain annexe. Pour la suite s’il faut on ira à Porto-Vecchio. Je l’avais dit sur le ton de la blague pour montrer le ridicule de la situation, mais aucun règlement n’interdit d’aller jouer dans une autre ville. »

Propos reccueillis par Mathieu Giua

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