Tours

[Sans filtre] Un an après, quel bilan pour le CinéLoire à Tours Nord ?

Le multiplexe fête son 1er anniversaire.

Déjà un an que l’agglo de Tours ne compte plus trois mais quatre complexes cinéma. Les deux CGR du centre-ville et des Deux-Lions, les cinémas Studio et le petit nouveau : CinéLoire à Tours Nord, administré par le groupe Davoine (en négociation pour un rachat par le géant Pathé). Ses forces : être situé à 15 secondes d’une station de tram, disposer d’un grand parking gratuit si vous présentez un ticket de cinéma et une salle Imax, une technologie de pointe qui n’était pas encore disponible en Indre-et-Loire. Sa faiblesse : une concurrence déjà bien installée, donc des habitudes des spectatrices et spectateurs à modifier.

12 mois plus tard, quel bilan ?« On a fait 50 000 entrées en 2018 et 165 000 en 2019. On pense pouvoir atteindre les 220 000 entrées sur une année pleine » explique le directeur du multiplexe, Julien Marignier à la tête d’une équipe de 17 personnes. Evidemment très loin des 900 000 entrées revendiquées par le CGR de Tours Sud ces dernières années, moins aussi que les 350 000 billets édités chaque année aux Sudio : « Il faut 18 mois pour installer un cinéma. On est quand même porteurs de projets avec les restaurants qui ouvrent juste à côté, et bientôt des logements » se félicite le responsable de la structure convaincu « qu’il y a de la place pour tout le monde. »

Ainsi, le nombre de personnes qui viennent dans un cinéma de Tours Métropole a globalement augmenté depuis un an. Autrement dit, il n’y a pas eu une simple redistribution des parts de marché mais plutôt l’arrivée de nouveaux publics : les chiffres des Studio sont ainsi orientés en positif (+3%), « et on voit arriver des personnes en provenance du nord de la ville et du département » note Julien Marignier, observant en prime que la fréquentation des salles obscures est orientée à la baisse dans d’autres agglos.

Les habitudes ont tout de même la vie dure, comme ces clients qui pensent pouvoir entrer au CinéLoire avec une réduction CGR. Mais il y a aussi ceux qui apprécient la modernité du complexe, le confort, la possibilité de choisir sa place ou le fait qu’il y ait un peu moins de monde. Charge aussi au CinéLoire de se distinguer de ses concurrents. En vertu d’un accord tacite avec les Studio, il s’est engagé à axer sa programmation sur les films grand public et à laisser les films art et essai dits « porteurs » (Woody Allen, Quentin Tarantino...) en primeur au multiplexe du centre-ville. De même, il ne fait pas de séances en VO ou d’accueil de scolaires.

Alors comment atteindre à terme l’objectif de 350 000 entrées annuelles ? « Nous faisons des offres famille, l’Imax est à 9e le dimanche matin et nous allons proposer des événements en live comme le concert de Mylène Farmer (le 7 novembre, et les réservations marchent déjà très fort, ndlr), celui de Shakira le 14 novembre, de l’opéra, du ballet et du théâtre. C’est une offre qui n’existait pas » plaide le directeur qui veut aussi « travailler sur les avant-premières ».

Enfin, pour son 1er anniversaire, CinéLoire propose un tarif spécial à 5€ toute la journée ce jeudi 3 octobre.

Comment les Studio et CGR ont résisté à l’arrivé de cette nouvelle concurrence ? On en parle en détails sur 37 degrés.