Tours

Tours : La dette de la ville de nouveau renégociée

Une priorité pour la majorité.

C’est un fil rouge du mandat débuté en 2014 : la renégociation de la dette de la ville de Tours est une priorité fixée par la majorité de Serge Babary puis celle de Christophe Bouchet qui l'a remplacé en 2017.

Un travail de fond assumé par la majorité, malgré certaines critiques de l’opposition. « La conséquence de cette dette c’est un sous-investissement chronique. On aurait pu faire comme on a toujours fait jusque-là, la renégocier en la repoussant à plus tard. On rembourse actuellement des emprunts des années 80, on n’allait pas encore les repousser. »

Ce qui inquiète particulièrement la majorité c’est le mur de dette annoncé pour les années 2023-2026, avec des remboursements prévus de l’ordre de 22 millions d’euros en 2015 et 23 millions d’euros en 2026. Un « mur » qui correspond au remboursement d’emprunts in fine contractés préalablement. 22 et 23 millions c'est beaucoup plus que ce que la ville est en capacité de rembourser en 12 mois.

L’objectif de la majorité a donc été de renégocier ces emprunts, en réussissant à lisser le montant des remboursements sur plusieurs années au lieu d'une seule. Un travail mené depuis deux ans, la ville ayant racheté 9 millions d’euros en 2018 et 11 millions d’euros cette année

Et l’adjointe aux finances Hélène Millot d’expliquer que le rachat de ces sommes a permis non seulement d’avoir des montants de remboursements plus acceptables par an (de l'ordre de 15 millions d'euros au plus fort) mais aussi d’économiser au total un million d’euros à la ville, par le jeu des taux d’emprunts plus bas qu’il y a 20 ou 30 ans, « de l’ordre de 4,29 % contre 6,91 % préalablement. »

Au total, la baisse de la dette s’élève donc à 20 millions d’euros mais le montant total de la dette de la ville reste malgré tout important avec 212 millions d’euros, soit un montant de 1 519 euros par habitant.