Tours

[Rencard] L’organisateur du don du sang gastronomique de Tours a aussi peur de la piqûre que vous

L’événement se déroule vendredi 27 septembre à l’Hôtel de Ville.

On écrit souvent des articles pour parler du don du sang. Parfois ce sont des collectes « classiques », avec un médecin, une piqûre et une collation. De temps en temps il y a un petit truc en plus : un groupe de musique, un lieu sympa réquisitonné par l’EFS, l’Etablissement Français du Sang. Et puis une fois par an il y a le don du sang gastronomique porté par Eric Jubault à l’Hôtel de Ville de Tours. La collation obligatoire d’après-don est offerte par une sélection de chefs qui préparent 200 verrines sucrées et autant de verrines salées. Thierry Jimenez de l’Auberge du XIIe siècle à Saché fait toujours partie de la bande qui accueille aussi des nouveaux cette année comme le pâtissier de Tours Nicolas Léger. Objectif : faire mieux que les 220 dons de 2018, donc au moins 230.

Eric, tu te souviens de la première édition de l’événement ?

A l’époque c’était dans l’hôtel Mercure de Joué-lès-Tours, on l’avait organisée avec des amis d’amis, que du relationnel. A cette époque les réseaux sociaux étaient moins puissants donc on avait compté sur l’affichage, notamment dans les pharmacies. On avait dû comptabiliser une centaine de dons, pas si mal dans un lieu moins propice au passage. Ensuite on l’a fait dans un hôtel près de la gare de Tours ou dans les locaux de la CCI. Aujourd’hui avec la salle des fêtes de l’Hôtel de Ville on a les moyens d’attirer de nouveaux donneurs.

Les chefs te surprennent avec leurs recettes ?

Souvent ils se lâchent. Je n’ai jamais vraiment le temps de goûter mais je me souviens qu’une fois l’un d’eux avait fait une mousse de homard. En général ils essaient de coller à l’actualité, voire avec ce qu’ils font au même moment sur la carte de leur restaurant ce qui fait que j’ai toujours les recettes au dernier moment même si j’essaie de les avoir en avance par rapport aux allergènes que l’on doit obligatoirement afficher.

Sur une échelle de 1 à 10, tu peux chiffrer ta phobie de la piqûre ?

J’ai horreur de ça mais j’ai quand même donné mon sang trois fois, dans les années où l’on ne remplissait pas les objectifs. Chaque année j’espère que l’on va dépasser les 200 dons parce que sinon je sais que ça va me coûter sévère. A chaque fois j’étais en sueur donc je comprends les gens qui peuvent être mal à l’aise, plus souvent des hommes d’ailleurs. Mais au final ça s’est toujours bien pensé, maintenant le personnel de l’EFS me connait et me chouchoutte.

Tu as vécu des moments marquants pendant cette manifestation ?

A l’accueil c’est drôle certains nous demandent si on peut donner son sang même après un week-end très festif. A priori il n’y a pas de contreindication, à l’inverse d’un tatouage fait il y a moins de 4 mois, des personnes mineures, de celles qui font moins de 50kg ou qui ont eu un détartrage chez le dentiste juste avant. Il arrive que l’on voit des gens blessés de ne pas avoir pu donner. C’est compliqué par exemple avec des personnes qui reviennent de voyage dans certains pays du monde.

Comment on affronte le coup de mou après le don ?

Les verrines sont là pour ça et puis cette année on est en partenariat avec le lycée François Clouet et son bac pro accueil-vente. Les élèves seront là pour aider à descendre l’escalier de la mairie même si personne n’est encore jamais tombé !

Tu dirais quoi à quelqu’un qui a aussi peur de la piqûre que toi ?

Que le don du sang c’est important parce qu’on n’a toujours pas trouvé de moyen de le synthétiser. Des personnes ont vraiment besoin de ces tranfusions et au final l’acte en lui-même ne dure qu’un quart d’heure pendant lequel on peut penser à autre chose en regardant les plafonds de la mairie ou en discutant avec un copain. En tout cas moi c’est ce que je fais !

Le don du sang gastronome de Tours vendredi 27 septembre de 12h30 à 18h30 à l’Hôtlel de Ville, en présence également de l’artiste Renard Chenapan... et peut-être d’autres surprises !