Tours

En 2019, déjà 2 300 plaintes pour violences faites aux femmes en Indre-et-Loire

Une tendance similaire au reste de la France

Ces derniers mois, le gouvernement a été très critiqué face à l’enchaînement de féminicides, ces femmes tuées par leur conjoint ou ex-conjoint. Fin août, on en dénombre 99 dans tout le pays. La Secrétaire d’État à l’égalité Femmes-Hommes a fini par réagir : elle convoque un Grenelle des violences faites aux femmes dès ce mardi 3 septembre à Paris. Au niveau local, les préfectures ont vraisemblablement été invitées à assurer le service après-vente de l'opération. Ce vendredi, les services de l’État en Touraine présentaient donc un bilan chiffré à l’échelle départementale ainsi que l’organisation d’un Grenelle tourangeau le 19 septembre.

En attendant, voici les 7 chiffres marquants que nous avons retenus :

  • 2 300 plaintes ont été déposées pour violence intrafamilliale (violence d’un partenaire, voisin, membre de la famille…), ce qui est déjà plus que pour toute l'année 2018
  • 4 affaires de féminicides sont en cours dans le département, des enquêtes sont lancées et les auteurs des faits ont été placés en dépôt criminel à la maison d’arrêt de Tours. Deux d'entre eux se sont néanmoins donné la mort.
  • 55 présentations au tribunal de Tours pour violences faites aux femmes selon le procureur depuis le 1er janvier
  • +21 % du nombre de mains courantes depuis le début de l’année. Une étape avant le dépôt de plainte qui permet de garder une trace écrite des événements
  • Depuis avril, 11 personnes présentées chaque mois au parquet de Tours en comparution immédiate pour des violences faites aux femmes
  • Depuis le printemps, 5% des victimes qui déposent plainte sont passées par le nouvel espace d’accueil spécial de SOS Médecins 37 près de la Place Jean Jaurès à Tours. Un équipement qui assure un suivi des procédures. Ces victimes ont bénéficié d’un relogement par le 115, le Samu social. Le numéro de la structure est le 07 54 32 71 83
  • 31 viols ont été déclarés en Touraine pendant le premier semestre 2019, de janvier à juin

Face à ces chiffres en hausse par rapport à 2018, le Grenelle départemental souhaite en priorité mettre en place une formation obligatoire des services de police et de gendarmerie pour une meilleure prise en charge des victimes. Afin de préparer cette réunion, les citoyens sont invités à partager leurs idées sur un questionnaire en ligne sur le site de la préfecture. Il est disponible ici.