Tours

Grégory se lance un nouveau défi : courir 1 000km en moins de deux semaines

Le commerçant veut relier Bâle à Tours à la force des jambes.

A la fin de la semaine Grégory va fermer sa boutique pour sportifs de la Rue de Jérusalem pour 15 jours. Des vacances ? Oui. Mais pas pour lézarder sur une plage ou bouquiner dans l’herbe. Ce quadra tourangeau papa d’un enfant de 4 ans est plutôt du style à se lever à 5h tous les jours, à dormir sous une bâche à même le sol et à courir presque deux marathons par jour. Pas loin de 9h d’effort au quotidien. Un tel effort, il l’a déjà fait sur une distance de 350km, puis 500km l’an dernier… Cette fois il s’apprête à en faire 1 000, peut-être même 1 020 selon son dernier comptage. Tout ça en seulement 13 jours, pratiquement sans temps mort.

Est-ce qu’il est fou ? Peut-être un peu, d’autant que son entraînement n’a pas été idéal et qu’il a quelques douleurs par-ci par-là. D’ailleurs il le reconnait : ce sera sans doute son dernier défi du genre :

« Les fois précédentes je n’ai pas vraiment trouvé ce que je cherchais. Je me suis fait mal physiquement mais pas mentalement. Je veux aller puiser dans mes réserves, peut-être aller jusqu’à la rupture. »

Tout de même, en 2018 il a morflé et a mis des semaines à s’en remettre :

« Mon corps m’a demandé des choses bizarres pendant un mois et demi. Du chocolat ou des gâteaux en pleine matinée. J’ai également perdu beaucoup de poids. »

Apprenant de ses erreurs, Greg sait qu’il va devoir gérer différemment son emploi du temps. Par exemple ne pas partir à 2h du matin s’il n’arrive plus à dormir mais continuer à reposer son corps. Après avoir couru dans un but humanitaire à deux reprises, sa motivation de 2019 c’est son fils, ce gamin qui trottine déjà à ses côtés lors de quelques sorties d’entraînement. Son premier supporter qui devrait faire les derniers mètres avec lui à Tours samedi 11 avril aux environs de 13h si tout se passe comme prévu. Avant cela, le commerçant tourangeau aura parcouru une grande partie de l’Eurovéloroute N°6 qui relie la Roumanie à l’Océan Atlantique. Il partira de Bâle en Suisse ce 28 avril, et suivra des cours d’eau tout le long de son parcours. Il traversera Mulhouse, Besançon, Chalon-sur-Saône, Nevers…

Son programme est prêt :

« J’ai pris quelques hôtels pour souffler, faire une bonne nuit de repos et me changer. J’y ai fait envoyer des colis pour avoir des affaires propres. »

Le reste du temps, Greg vivra selon les événements, en dormant au bord de la route. Ses longues sorties sont l’occasion de rencontres comme une femme qui allait de la Corrèze à la Bretagne avec sa fille et son âne où un pêcheur avec qui il a partagé une pause café. Il promet aussi des nouvelles régulières à ses proches via les réseaux sociaux.

Côté logistique, le sportif prend le strict nécessaire : un sac de 12kg avec deux paires de chaussures (il change tous les jours pour laisser reposer l’amorti durant 24h), de l’eau et quelques aliments. Mais pas question de manger uniquement des repas lyophilisés :

« L’an dernier j’en avais acheté plein, finalement à chaque fois je préférais m’arrêter dans des boulangeries. »

Le garçon fait tout au feeling, sans pression. Il ne redoute qu’une chose : la pluie, « parce que s’il fait froid tu peux te réchauffer avec un feu. La pluie tu es mouillé et quand tu dors dehors c’est difficile de sécher. » Manque de bol, les premières prévisions ne s’annoncent pas terribles…

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