Tours

Les VTC d’Uber bientôt disponibles à Tours ?

Certaines personnes arrivent déjà à utiliser l’application.

Dans des villes comme Paris, Lyon ou Toulon c’est devenu un vrai service concurrent des taxis : Uber et ses véhicules avec chauffeur sont souvent plébiscités par les addicts au smartphone grâce au système de géolocalisation des chauffeurs ou à des prix présentés comme moins chers. Les voitures ont un statut différent, celui de VTC (Véhicule de Tourisme avec Chauffeur). Les conducteurs sont soumis à l’obtention d’un agrément, mais n’ont pas la contrainte de l’achat d’une licence de taxi au coût souvent très élevé. En contrepartie, ils ne peuvent fonctionner que via une réservation à distance. Ainsi, on ne peut pas les voir stationner à la gare.

Aujourd’hui, l’application Uber est officiellement disponible dans une quinzaine de métropoles françaises… mais on peut la télécharger partout sur le territoire. Et là, surprise, des véhicules évoluent dans Tours. Depuis le mois de mars 2018 précisément, ce que certaines personnes utilisatrices du service dans d’autres villes n’ont pas manqué de signaler sur les réseaux sociaux. Nous avons fait le test et, effectivement, en journée 1 à 3 véhicules (parfois 0, aussi) étaient annoncés comme disponibles pour des courses dans l’agglomération tourangelle.

« C’est vraiment pas mal ! Ça reste un peu cher pour faire des trajets à l’intérieur de Tours mais c’est pratique » nous confie une utilisatrice qui dit avoir eu affaire à des conducteurs « sympas comme tout », même si d’autres sons de cloches moins favorables sont aussi revenus jusqu’à nos oreilles. Des chauffeurs utiliseraient également clandestinement des licences « au noir », ce qui peut poser des problèmes d’assurance en cas d’accident.

Un service pas officiel, mais suivi de près par Uber

Mais alors si Uber n’a pas officiellement lancé son service à Tours, comment est-il possible d’y utiliser l’application ? Question posée au service de presse de la marque qui nous répond ceci : « Les chauffeurs VTC utilisant l'application Uber, peuvent se connecter partout en France. A l'heure actuelle, un ou plusieurs chauffeurs se connectent à l'application Uber à Tours et réalisent ainsi des courses. Cependant, Tours ne fait pas partie des 15 métropoles dans lesquelles nous sommes officiellement présents en France. Nous considérons être présents dans une ville lorsque nous pouvons y assurer un service étendu et fiable et y réalisons des investissements marketing. »

Uber laisse donc ses chauffeurs libres de travailler où ils veulent, une façon aussi de tester le marché. Déjà investie à Tours avec son service de coursiers à vélo pour livrer des repas (Uber Eats), l’entreprise dit rester attentive à la demande croissante de nouvelles solutions de transport : « nous souhaitons effectivement apporter nos solutions de mobilité à plus de Français et couvrir une part plus importante du territoire national. A ce stade, nous n'avons pas encore déterminé les villes que nous souhaiterions lancer en 2019 » indique le service communication.

Des tarifs évolutifs en fonction de la course

Si vous réussissez à tomber sur un chauffeur ou une conductrice disponible, ferez-vous pour autant des économies par rapport aux taxis ? Pas si sûr. Uber affiche ses tarifs en amont de la course, via une fourchette de prix. Par exemple 12 à 17€ pour aller du quartier Beaujardin aux locaux d’Info Tours et 37 degrés à St-Cyr-sur-Loire, 6 à 9€ pour rejoindre la gare de St-Pierre-des-Corps… En fait, les chauffeurs prennent au minimum 6€, un tarif de base qui peut augmenter de 0,30€ la minute et 1€20 du kilomètre une fois qu’il est dépassé, ce qui peut faire grimper la note en cas de soucis de circulation par exemple. Il faut aussi compter 0,40€ la minute d’attente avant de monter en voiture si vous mettez du temps à descendre de chez vous.

L’avantage qu’y trouveront certains c’est sans doute la fluidité avec une alerte pour l’arrivée du véhicule par exemple. Néanmoins, depuis quelques mois, le GIE des taxis tourangeaux dispose également d’une application avec géolocalisation des voitures et possibilité de réserver une course avec plusieurs options selon ses besoins. Une réponse qui manque encore de perfectionnement (par exemple la fameuse alerte une fois le taxi disponible) mais plutôt efficace. Les artisans, plus de 80, sont également très nombreux même s’ils sont parfois en sous-effectif à certaines heures. Même en cas de lancement, Uber devra donc recruter de manière conséquente pour s’offrir une part substantielle du marché du transport occasionnel en voiture sur l’agglomération. A ce jour, on ignore combien de VTC sont recensés en Indre-et-Loire : la préfecture n’a pas répondu à notre sollicitation.

Olivier Collet

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