Tours

Vin, livre et statue : le shopping de St Martin

La vente de ces produits permettra de financer en partie la rénovation de la Basilique tourangelle.

Alors que les travaux de rénovation de la Basilique St Martin (et en particulier de son dôme) ont débuté ce 1er février (pour une durée de 9 mois), la souscription publique lancée afin de les financer est toujours en cours, sachant qu’il faut s’approcher le plus possible des 2 millions d’euros, soit le coût total de ce chantier très technique et sur lequel la ville compte beaucoup afin de réussir les fêtes du 1700ème anniversaire de la naissance d’un de ses ambassadeurs à travers le monde.

Actuellement, plus de 750 dons ont déjà permis de recueillir 250 000€ et 150 000 autres ne devraient pas tarder à venir garnir la caisse. De quoi satisfaire les acteurs engagés dans ce processus dont la Fondation du Patrimoine : « en général, les souscriptions permettent de financer 8 à 10% des chantiers, là ce sera le double » s’enthousiasme Jean-Pierre Dechelle, son correspondant départemental.

Et ce n’est pas fini. Afin de récolter encore plus de fonds et au passage de bien imprégner dans la tête des Tourangeaux que c’est l’année St Martin et qu’il vaut mieux s’y habituer, des conventions ont été passées afin de vendre des produits dont une partie du prix permet de subventionner le chantier : une cuvée de rouge de Chinon, un roman historique et des statues en métal. Tous étaient présentés ce jeudi avec une vue imprenable sur la fameuse Basilique, c’était depuis le dernier étage de la bibliothèque de Tours.

Alors de quoi s’agit-il ? D’abord d’une statue représentant St Martin sur son cheval et créée par un artiste tourangeau que l’on connait bien : Michel Audiard (le rhinocéros devant la gare, c’est lui). 10% du prix de vente de ses œuvres permettra de payer une partie des travaux sachant que 1 700 « petits » St Martin de 43cm (à 400€ pièce) en acier découpé et laqué sont disponibles. Il y a aussi 170 St Martin de taille moyenne (63cm) à 1 000€ pièce voir le St Martin géant d’1m80 qui peut aussi aller dans le jardin, conçu en 17 exemplaires et vendu 4 500€ (celui-ci est en inox).

Sinon pour les plus petits budgets, on peut aussi lire St Martin avec le livre commandé par les initiateurs du projet à la tourangelle d’adoption Marie-Françoise Sacré et titré 316, l’ultime secret (316 étant donc la date de naissance de notre Martin). Ce « thriller historique » édité par Les Incunables 2.0 est étayé par de nombreuses recherches et fait symboliquement 316 pages (décidément !) et pour chaque vente 1€ va à la Fondation.

Enfin, parce que St Martin c’est le partage et que le vin c’est mieux à plusieurs, une cuvée de rouge 2015 signée des chinonais Odile et Jean-Max Manceau a été frappée du sceau de l’année martinienne. Un cabernet-franc bio, léger en bouche, doux et fruité, vendu 9€ la bouteille avec 0,50€ pour les travaux. On notera enfin, que même s’il n’est pas sur cette liste, un gâteau aux couleurs de St Martin (avec de la noisette dedans) a été imaginé par les pâtissiers de Touraine, qu’un fromage de la laiterie de Verneuil-sur-Indre (au lait de chèvre) est apparu sur le marché et que plusieurs produits dérivés seront aussi disponibles à l’office du tourisme. Mais curieusement on n’a pas encore vu le manteau estampillé St Martin et rappelant celui qu’il a historiquement partagé sur des cintres dans les rayons des boutiques de prêt à porter. Il faudrait peut-être y penser…

Olivier COLLET