Tours Agglo

Tours Métropole va proposer 1 million d’euros d’aides aux entreprises

Une mesure qui n’a pas convaincu tout le monde…

Ce jeudi soir, le Conseil Métropolitain avait à se prononcer sur une mesure nouvelle, jamais mise en place jusqu’à présent par l’intercommunalité tourangelle : l’instauration d’aides directes aux entreprises, autrement dit de subventions.

Le projet, défendu par le vice-président à l’économie sociale et solidaire et à l’innovation Thierry Chailloux, se veut comme une réponse à « la crise sanitaire qui se prolonge par une crise économique et sociale. C’est une situation exceptionnelle et nous y apportons une réponse exceptionnelle. »  

Concrètement, Tours Métropole va débloquer 1 million d’euros sur deux ans (2020 et 2021) pour aider les entreprises réalisant moins d’un million d’euros de chiffre d’affaires par an. Les structures aidées pourront recevoir entre 1000 et 5000 euros après étude de leur dossier. La Métropole prévoit deux types de financements : un soutien aux investissements et une aide à la trésorerie. Pour flécher ces aides, Thierry Chailloux a expliqué que la Métropole allait gérer cela avec les chambres consulaires (Chambre de Commerce et d'Industrie, Chambre des Métiers et de l'Artisanat, Chambre d'Agriculture).

Une mesure qui n’a pas convaincu tout le monde, à commencer par Philippe Briand et Thibault Coulon qui ont à tour de rôle pris la parole pour faire part de leur scepticisme.

« Je vais m’abstenir sur cette proposition car la Métropole ne peut pas entrer dans tous les domaines et notamment ceux qui ne sont pas de sa vocation »s’est ainsi exprimé l’ancien président de l'agglo qui selon lui a déjà fait beaucoup depuis le début de la crise.

De son côté Thibault Coulon a évoqué une « mesure inadaptée » et « pas concertée » au regard du fait que la commission économie n’était pas encore installée. Sur le fond, l’élu de Tours, ancien vice-président en charge de l’économie a évoqué plusieurs manques comme l’absence d’effet leviers d’une telle mesure ou encore une mesure trop générale alors que selon lui il aurait fallu « faire une analyse par filières pour commencer. »  

Finalement, le plan est adopté par 38 voix favorables, 1 contre et… 47 abstentions.