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3 choses à savoir sur Wilfried Schwartz, le (probable) futur président de Tours Métropole

Il devrait être élu vendredi soir.

Vendredi 17 juillet à 18h, les 87 élus du conseil de Tours Métropole vont se rassembler pour leur première réunion officielle. Une assemblée où il sera surtout question d’un point : l’élection du nouveau président de l’agglomération qui rassemble 22 communes et 300 000 habitants avec un budget de 500 millions d'€. Comme nous vous l’expliquions ces derniers jours, le maire de La Riche, Wilfried Schwartz devrait être logiquement élu (sauf improbable retournement de situation), s’étant assuré du soutien de la majorité des représentants. Pour vous aider à mieux le connaître, voici quelques éléments de portrait.

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1/ Il a été largement réélu à La Riche

En mars dernier, Wilfried Schwartz, candidat à sa propre succession, s’est fait largement réélire à La Riche, avec un score plus que flatteur de 76,95% des suffrages exprimés. Une victoire qui asseoit un peu plus sa légitimité après un premier mandat entamé en 2014. En six ans, il a pu affirmer une vision et une politique propre, en s’affranchissant de celle du précédent maire Alain Michel (1983-2014) pour qui il a été directeur de cabinet entre 2008 et 2013.

Parmi les faits d’arme de son premier mandat : avoir réussi à faire passer le projet de 2e ligne de tramway dans sa commune ou encore lancer le projet de nouveau quartier du Plessis-Botanique. Wilfried Schwartz s’est également démarqué en accueillant des associations en froid avec la ville de Tours, ou encore en ayant soutenu puis accueilli dès 2015 des personnes réfugiées.

2/ Il fut le plus jeune maire socialiste de France

Agé seulement de 35 ans, Wilfried Schwartz représente un certain avenir politique en Touraine. En 2014, alors âgé de 29 ans, il fut même le plus jeune maire socialiste de France. Aujourd’hui il a quitté le PS mais continue d’affirmer une identité politique de gauche et sociale. C’est d’ailleurs à ce titre qu’il a été jugé apte pour diriger une métropole qui a basculé à gauche politiquement avec notamment la ville de Tours où la majorité d’Emmanuel Denis envoie 29 élus communautaires. Un maire de Tours, avec qui Wilfried Schwartz formera - à n’en pas douter - un binôme pour la réalisation d’un projet de territoire faisant la part belle à la transition écologique ou encore pour une meilleure démocratisation de l’institution assez méconnue du grand public.

3/ Il connaît les rouages de la Métropole

Outre sa sensibilité de gauche, l’autre argument qui a plaidé en faveur de Wilfried Schwartz au poste de président de Tours Métropole, c’est sa connaissance de la collectivité. Depuis 2014, Il en est vice-président. En charge de la politique de la ville, il a notamment mené le nouveau plan de rénovation urbaine (NPRU), et notamment les projets de rénovations des quartiers du Sanitas, de la Rabaterie et de la Rabière. Elu se glissant bien dans le consensus en vigueur, son travail a été assez largement salué par ses pairs, même si Wilfried Schwartz a également su faire preuve de tempérament en n’hésitant pas à s’affirmer sur certaines positions comme récemment face à l'ex maire de Tours Christophe Bouchet au sujet du plan Etincelle (des bons d'achat pour relancer le commerce).