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Chats, chiens, lapins : jusqu’à 200 demandes d’adoption par jour à la SPA de Luynes

Le refuge se déconfine progressivement.

Pendant le confinement la Société Protectrice des Animaux a fait pression auprès du gouvernement pour avoir l’autorisation d’organiser des adoptions. Elle a obtenu gain de cause, moyennant un protocole strict pour éviter les contaminations (refuges fermés au public sauf sur rendez-vous). Malgré le déconfinement, l’association continue d’appliquer des mesures strictes avant de laisser partir un animal. On a pris des nouvelles du refuge de Luynes près de Tours en contactant sa responsable, Naïs Venanzi : « Nous recevons énormément de demandes d’adoptions, 150 à 200 par jour. Du coup notre agenda est presque plein jusqu’à mi-juin. C’est un élan très positif » nous dit-elle.

L’inconvénient : beaucoup de personnes souhaitent adopter les mêmes chiens (ou chats) donc les 15 salariés proposent parfois d’autres animaux qui peuvent correspondre à l’environnement familial. Autant de coups de cœur potentiels pour désengorger les box. Il faut dire que le chenil « est quasiment à 95% de taux d’occupation avec une centaine de chiens »selon Naïs Venanzi (plusieurs dizaines d’animaux sont arrivés d’un coup en provenance des fourrières). Pour les chats, il y a plus de place… mais ça pourrait ne pas durer avec le début de la saison des naissances (rappelons que les chatons ne sont pas adoptables). Quant aux lapins, ils sont tous réservés.

Le protocole d’adoption en temps de Covid-19 est le suivant :

  • On remplit un dossier en amont sur Internet
  • L’équipe de la SPA vous appelle pour un entretien
  • Si ça matche vous pouvez venir à Luynes avec un horaire précis et vous avez 1h30 pour faire connaissance avec l’animal repéré
  • Si tout se passe bien, vous pouvez repartir avec votre nouveau compagnon à 4 pattes

Cette organisation est amenée à se poursuivre dans les prochaines semaines, avec une différence : dès le 2 juin, le refuge de Luynes pourra réaliser jusqu’à 8 adoptions par jour, contre 4 aujourd’hui. « Avec ce dispositif on a le temps d’échanger avec les familles en amont sur leur projet, leur environnement ou l’animal. C’est très agréable » se félicite Naïs Venanzi. La SPA faisait déjà ce travail auparavant mais le contexte du coronavirus semble lui permettre d’y consacrer encore plus de temps, « comme ça on est sûr de ne pas trop se tromper. » Par exemple un petit jack russel très demandé n’a pas pu intégrer d’appartement en plein centre-ville ou de maison sans clôture avant de trouver la bonne place.

A noter que les bénévoles n’ont pas encore repris leur activité au refuge pour éviter tout risque d’infection. Ils pourraient réintégrer le site progressivement dans quelques jours.