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Coronavirus : à Parçay-Meslay, VLAD triple la fabrication des batteries de respirateurs artificiels

8 000 unités devraient être produites cette année.

Pour lutter au mieux contre le coronavirus, le système de santé français augmente sa capacité de lits en réanimation. Il en possédait 5 000 avant l’épidémie et compte passer à 14 000 d’ici mi-mai. Un défi car il faut notamment acquérir les machines qui aideront les malades. C’est là que la société tourangelle VLAD entre dans la danse.

Installée à Parçay-Meslay, cette entreprise créée en 1985 fabrique des piles et batteries pour le monde de la santé ou celui de l’industrie. Pas moins de 150 000 unités par an. « Aujourd’hui tout ce qui n’est pas médical n’est pas prioritaire » nous explique le président, Jean-Louis Jarry. En revanche, la cadence de fabrication des batteries pour respirateurs a été « triplée » depuis début mars : « Habituellement nous en produisons 3 000 par an et nous prévoyons d’en faire 8 000 » détaille le dirigeant.

VLAD compte 65 salariés, dont 35 mobilisés au sein de l’usine de Parçay-Meslay, 20 en télétravail mais aussi certains en arrêt (notamment pour garder leurs enfants). « On a maintenu la production dès le départ. Ce n’était pas facile car il y avait pas mal d’angoisses. Nous avons rassuré les gens, notamment en fournissant des masques et du gel hydroalcoolique. » Leader en France pour les batteries médicales, la société travaille notamment avec Air Liquide qui produit les fameux respirateurs. Selon Jean-Louis Jarry, elle a eu recours aux heures supplémentaires et à une accélération de la production via la robotisation pour accélérer sa cadence de fabrication.

En ce moment, l’entreprise tourangelle travaille pour la France, mais pas que : « Nous avons aussi de grosses demandes de l’Italie et de l’Espagne. » Sur une année, elle exporte sa marchandise vers 70 pays, « essentiellement en Europe. Nous avons doublé le chiffre d’affaire sur les 4 dernières années et recruté une dizaine de personnes par an » indique Jean-Louis Jarry. Cette crise sanitaire peut-elle donner un coup de boost durable à la structure ? « On verra si l’activité se maintient à un haut niveau. Pour l’instant on gère l’urgence. De toute façon nous refusons les grands volumes car nous n’avons pas les infrastructures suffisantes. On fait de l’artisanat. »