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[Sans filtre] A Luynes, la SPA inquiète des conséquences du confinement

Elle demande d’autoriser les adoptions pendant cette période.

Pour lutter contre l’épidémie de coronavirus, le confinement est devenu la règle depuis mardi midi. Une situation exceptionnelle qui pose chaque jour un peu plus de soucis d’organisation. Exemple avec la Société Protectrice des Animaux et son refuge tourangeau de Luynes, désormais interdit au public comme aux bénévoles. Il fonctionne en service minimum :

« C’est le plus gros de nos refuges avec 150 chiens + les chats. Nous nous sommes organisés de façon quasi militaire avec deux équipes de 6 salariés qui se relaient tous les deux jours et ne se croisent pas pour éviter les contaminations. Les consignes se transmettent via un tableau. Sur place, nous parons au plus pressé : la nourriture des animaux et quelques sorties dans les parcs de détente mais pas de promenade. Nous attendons que ça passe mais cela risque de durer un moment si on compare notre situation à celle de l’Italie »

Jacques-Charles Fombonne, président national de la SPA.

La SPA s’inquiète d’un prolongement du confinement et de l’interdiction d’accès à ses refuges pour les personnes qui souhaiteraient adopter :

« Nous recueillis en moyenne 3 500 animaux par mois. Nos refuges sont pleins à 90-95%. Nous avons une semaine d’autonomie avant d’afficher complet. Si nous ne pouvons plus faire sortir d’animaux, les fourrières seront surchargées et finiront pas pratiquer des euthanasies. »

Jacques-Charles Fombonne espère donc convaincre le gouvernement d’autoriser les adoptions et travaille à un plan qui limiterait au maximum les contacts :

« On mettrait en place un repérage des animaux par Internet, sans visite du refuge. Les gens viendraient uniquement pour l’animal qu’ils ont choisi, et on leur donnerait rendez-vous à une heure particulière. Nous leur proposerions ensuite des formalités d’adoption simplifiées en respectant les consignes de sécurité. »

Le président de la SPA espère aboutir à une solution dans les prochains jours. Il en profite pour rappeler que, non, le coronavirus ne se transmet pas par les chiens ni par les chats. Il redoutait que de telles rumeurs conduisent à un bond d’abandons « mais ce n’est pas le cas, on en constate même un peu moins que l’an dernier à la même période. » Rappelons d’ailleurs que sortir son chien ou aller chez le vétérinaire est un motif de sortie valable pendant le confinement, pour peu que vous ayez rempli votre attestation.

Crédit photo : SPA de Luynes