Touraine

[Ils l'ouvrent] « Il faut baisser les effectifs dans toutes les classes » selon les syndicats d’enseignants

Ils manifestaient de nouveau ce mercredi contre la carte scolaire en Touraine.

Alors que le projet de carte scolaire pour la rentrée 2021 a été présenté le mois dernier par l’Inspection Académique d'Indre-et-Loire, plusieurs communes du département se rebellent contre les fermetures de classe envisagées. Que ce soient des enseignants mais aussi des parents d’élèves. C’est le cas à La Membrolle, Sonzay, Mettray ou encore Cangey où les parents d’élèves ne comprennent pas que malgré des effectifs en hausse, une fermeture de classe est prévue. « Les effectifs ont augmenté et nous passons à 104 élèves confirmés pour la prochaine rentrée soit une moyenne de 26 par classe sur la base de 4 classes » nous explique ainsi Aude Brunaud, une représentante des parents d’élèves.

Allant dans le même sens, ce mercredi, des militants des syndicats Snuipp-FSU 37, CGT, FO et Sud Education étaient de nouveau rassemblés devant les grilles de la Préfecture.

Un rassemblement symbolique pour maintenir la pression sur les autorités, alors même que le Conseil Départemental de l’Education Nationale (CDEN) qui devait se dérouler la veille a été décalé faute d'avoir assez de personnes présentes, en raison du boycott des représentants syndicaux. « Nous avons demandé le report avant les vacances scolaires car cette date au lendemain de la rentrée ne nous permettait pas de le préparer sereinement et correctement. Nous avons donc décidé de ne pas siéger » justifie Christophe Percher de la FSU 37.

Un CDEN, (organe consultatif regroupant des membres de l’Education Nationale, des élus locaux et des représentants professionnels) qui se réunira finalement lundi 15 mars.

Pour les syndicats, la situation n’est pas satisfaisante et se montre même tendue par endroits. Outre les fermetures de classe, ce qui inquiète Christophe Percher c’est aussi un manque de moyens alloués au RASED (Réseau d'aides spécialisées aux élèves en difficulté), c’est-à-dire des postes dédiés à l’aide aux élèves en difficulté que ce soit au niveau pédagogique ou comportemental, alors que « cela a fait ses preuves » selon notre interlocuteur.

Ce dernier reconnait la baisse démographique attendue à la rentrée (environ 500 élèves en moins), mais souhaiterait en profiter pour justement « baisser les effectifs dans l’ensemble des classes », surtout « avec la crise que nous connaissons » ajoute-t-il.

« La crise sanitaire montre combien il y a des difficultés, notamment dans les quartiers les plus sensibles ou en zones rurales. Le climat scolaire s’en retrouve impacté, ce serait le moment de mettre les moyens. »