Touraine

Coronavirus : Interrogations et inquiétudes en Touraine

Avec des comportements parfois irrationnels...

Au lendemain de la déclaration du Président de la République et des annonces de mesures de prévention contre la propagation du Coronavirus, les esprits étaient inquiets ce vendredi matin à Tours et en Touraine.

Comme un peu partout, beaucoup s’interrogent sur les prochaines semaines et l’avenir en général, à commencer par l’organisation à mettre en place.

Evénements annulés, mesures de précaution... Suivez la situation en direct dans notre article spécial !

Devant les écoles, les scènes se sont ainsi répétées. Nombre de parents d’élèves échangeaient sur comment ils allaient faire à partir de lundi 16 mars, date à laquelle toutes les écoles de France seront fermées, tout comme les crèches, garderies, collèges, lycées et universités…

Devant les portails des bâtiments scolaires, les directrices et directeurs d’école se faisaient interroger, avec souvent pas plus de réponses à apporter.

A partir de lundi, ce sont donc 110 000 élèves en Indre-et-Loire qui seront à domicile, avec la nécessité pour les parents de s’adapter. « Je vais voir à mon travail aujourd’hui » expliquait résignée une maman d’élève devant une école du centre-ville de Tours. A ses côtés, un monsieur, travailleur indépendant, racontait qu’il allait réduire son activité, et « travailler à la maison en se centrant sur l’administratif et du prospect téléphonique. »

Chacune et chacun va devoir s’adapter en effet et la majorité de celles et ceux avec qui nous avons échangé le prennent avec recul et philosophie. « La santé prime avant tout, si on doit passer par là, il faut le faire et ne pas polémiquer » nous racontait encore une femme, mère de trois enfants.

Beaucoup attendaient néanmoins de voir avec leurs employeurs dans la journée. Du côté de l’Etat, le Président de la République a promis des mesures exceptionnelles, comme la prise en charge à 100% du chômage partiel afin de « protéger les salariés et les entreprises ». Un chef de l’Etat qui s’est ainsi engagé à ce que personne ne soit perdant. Dans la réalité, cela sera certainement plus compliqué, nombre de petites entreprises craignent en effet le cap des prochains mois avec un chiffre d’affaires en berne et des difficultés de trésorerie à prévoir. Pour les aider, l’Etat met en place là-aussi : report du paiement des cotisations et impôts dus en mars, sur simple demande et sans justificatif, augmentation de la garantie BPI sur les prêts pour les PME…

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Mais si Emmanuel Macron a tenté de se montrer rassurant malgré tout, l’inquiétude et une certaine forme d’angoisse persistait ce vendredi matin, avec parfois une once d’irrationnalité. Dans un hypermarché de Saint-Cyr-sur-Loire, les allées étaient ainsi plutôt remplies ce matin, avec des caddies parfois chargés de plusieurs lots de papiers toilettes, ou encore de stocks de pâtes, riz et autres nourritures non périssables. Les rayonnages de ces produits étaient d’ailleurs vidés, malgré les nombreux employés du magasin qui s’affairaient au réassort. Des comportements que l’on peut juger absurdes, qui risquent de créer des pénuries, mais qui en disent finalement beaucoup sur la peur qui a envahit les esprits…