Touraine

[Ils l'ouvrent] Les cavistes en colère contre l'interdiction préfectorale de vente d'alcool

Dans le cadre de la soirée d'Halloween...

Ce jeudi soir c'était Halloween. Un peu partout, des enfants déguisés ont sonné aux portes pour récupérer des précieux bonbons. Une tradition venue d'Irlande, très populaire outre-Atlantique, qui a fait son chemin jusque chez nous et qui s'installe depuis quelques années. Un peu plus tard dans la soirée, des jeunes et moins jeunes se sont déguisés également et ont rempli les bars du centre-ville, pour beaucoup décorés également pour l'occasion. Une fête gentillette et bon enfant en somme ou un prétexte pour faire la fête pour d'autres.

Du côté des cavistes, cet Halloween 2019, n'était en revanche pas l'occasion de fêter quoique ce soit et ils l'ont fait savoir. En cause, la publication d'un arrêté préfectoral interdisant la vente d'alcool à partir de 17h, en raison de risques de troubles à l'ordre public. Une mesure qui n'est pas passée. Plusieurs cavistes l'ont fait savoir sur les réseaux sociaux, comme La Cave par 3 :

 

Pour Guillaume Lapaque, qui tient la cave de la Dive Bouteille à Bourgueil et qui est également chroniqueur spécialisé dans le vin sur 37 degrés, cet arrêté est un non-sens. "En quoi contraindre les cavistes de Tours de fermer empêchera des violences urbaines ?" s'interroge-t-il. "J'ai contacté la Préfecture qui m'a expliqué que c'était une directive nationale, mais dans plusieurs départements il y a juste un arrêté d'interdiction de consommation sur la voie publique, ce qui s'entend, la Préfecture d'Indre-et-Loire va plus loin" explique Guillaume Lapaque.

Et ce dernier d'y voir un précédent inquiétant pour la profession : "On empêche les commerçants de travailler. Demain on pourrait voir reproduire ce genre d'arrêté préfectoral pour n'importe quelle fête du calendrier."  

D'autant plus agaçant pour les cavistes, car s'ils ont été obligés de fermer leurs portes plus tôt ce jeudi, les enseignes de distribution n'ont elles pas toujours joué le jeu et ont vendu de l'alcool. Guillaume Lapaque a d'ailleurs tenté l'expérience en achetant une bouteille d'alcool après l'heure d'interdiction dans une enseigne de Joué-lès-Tours. Ce qu'il a réussi à faire explique-t-il, avec un ticket de caisse comme preuve :