St-Pierre-des-Corps

Saint-Pierre-des-Corps : la police accusée de violences et racisme lors d'un contrôle

C'est ce que dénonce un habitant de la commune.

Les accusations sont graves, Mohamed est un jeune habitant de Saint-Pierre-des-Corps. Pompier volontaire dans cette commune, âgé d'une vingtaine d'années, il explique avoir subi des agressions policières dans la soirée du vendredi 10 avril.

La voix posée, le jeune homme explique que sur les coups de 22h, il est sorti de chez lui pour aller courir, en tenue de sport et avec son attestation dans la poche, précise-t-il. En bas de chez lui, il croise trois amis dit-il, qu’il salue de loin. A ce moment, il raconte qu’une voiture de police s’est arrêtée brusquement à leur hauteur et que les choses auraient rapidement dégénéré. Accusant les deux policiers en intervention de propos racistes, homophobes ou encore violents, Mohamed dénonce des coups portés à son encontre par les policiers (évoquant étranglement, coups au visage…) et indique avoir eu 10 jours d’ITT (interruption temporaire de travail) suite à sa visite aux Urgences du CHU de Tours dans la foulée.

Emmené au commissariat, il n’a reçu qu’une amende au final, pour non-respect du confinement, tout en contestant les faits. Se disant choqué, il indique également s’être entouré d’un avocat (Maître Samim Bolaky), qui a déjà couvert des affaires similaires en région parisienne. Mohamed nous indique que son avocat a porté plainte dès le lendemain auprès du parquet de Tours.

Contacté par nos soins le Procureur de la République Grégoire Dulin, affirme n’avoir reçu à ce jour aucune plainte pour cette affaire de la part du plaignant. « Il ne s’est à ma connaissance ni rendu au commissariat et n'a pas porté plainte pour les faits du 10 avril qu’il dénonce. »

Et ce dernier de préciser qu’il a malgré tout ouvert une enquête auprès de l’IGPN (Inspection Générale de la Police Nationale) : « J’ai ouvert une enquête afin de vérifier les affirmations de l’individu et je précise que j’attache beaucoup d’importance à la présomption d’innocence. A ce jour, je n’ai aucun élément mettant en cause les services de police. »

De son côté Mohamed dit ne pas comprendre l'attitude des policiers ce soir là, "je n'avais rien à me reprocher et je suis resté courtois avec eux, ils ont agi comme ça sans raison."