St-Cyr-sur-Loire

[En vitrine] On a testé l’escape game (virtuel) qui nous replonge dans les années 80

Imaginé par une entreprise tourangelle.

Pendant la crise sanitaire impossible de faire un laser game, un bowling, du karting, de l’escalade de bloc, du trampoline… Ou un escape game. Les salles de loisirs sont fermées. Cela dit, contrairement à d’autres entreprises, les sociétés de jeux d’évasion ont la possibilité de décliner certaines de leurs aventures en version virtuelle. C’est le cas pour Escape Time, une franchise créée à Saint-Cyr-sur-Loire et depuis déclinée dans une dizaine de villes en attendant son arrivée prochaine à Angers et La Bourboule.

« Les jeux par Zoom ça nous permet de toucher un public en dehors de notre zone de chalandise » explique Gary, cofondateur de la marque. 5 salles ont ainsi été déclinées pour se faire à distance : le Time Lab, le Silver Express, Le Manoir des Sœurs Aubépine, La Cour des Condamnés et enfin Super Alpha World. « On a commencé à bosser sur leurs adaptations entre les deux confinements de 2020 et on a proposé nos premières sessions en octobre-novembre » pour le responsable de l’enseigne : « Evidemment ça marche moins bien que l’exploitation normale mais ça nous permet de maintenir une activité et une présence. » Sinon, l’entreprise qui emploie 15 personnes en Indre-et-Loire tient grâce aux aides dont le chômage partiel. Elle en profite aussi pour se concentrer sur de nouveaux projets, comme la création d’un jeu vidéo.

Un escape game virtuel, est-ce que c’est aussi bien qu’en vrai ? Pour le vérifier, on a voulu tester par nous-mêmes.

Parmi les salles d’Escape Time, on choisit Super Alpha World, aventure dans laquelle on nous demande de récupérer le code source d’une intelligence artificielle en faisant un bond dans le temps… Retour en 1987, l’époque des jeux d’arcade. En trio, nous voici plongés dans une reconstitution authentique de salle avec ses grosses bornes pleines de joy-sticks et de boutons colorés. Comme dans la vraie vie, on a 60 minutes pour réussir les différentes énigmes proposés (ouverture de cadenas, recherche de codes, découverte de mots de passe…). A la différence d’une partie classique, on doit tout faire depuis son PC.

Le procédé technique implique d’avoir Zoom, une caméra et un micro qui fonctionnent correctement et de quoi noter. Sur place, on retrouve Peter, l’agent de sécurité de la salle un brin simplet et à qui on doit tout dire pour progresser. Avantage : il a beaucoup d’humour et comme il connait bien les lieux il a quelques astuces si jamais on bloque…

Au temps des francs, des K7 Vidéo et autres Rubix Cube on oscille entre les références geek et cinéma et on s’amuse franchement dans ce décor multifacettes. On n’a pas le plaisir de fouiller, de faire soi-même les manipulations de machines pour avancer, mais on se prend vite dans l’aventure pour résoudre les différentes problématiques qui se présentent face à nous. Une plateforme web nous permet de bénéficier d’outils en grand format pour zoomer sur certains éléments voire écouter des sons qui servent à avancer dans le jeu. Le tout grâce à « un scanner rétinien de haute qualité » porté par notre envoyé spécial. Le résultat des courses c’est qu’on ne voit pas le temps passer et qu’on réussit peu de temps avant la fin du chrono, après 57 minutes de jeu.

Les créneaux d'Escape Time sont à réserver en ligne au tarif de 110€ la session, avec 3 personnes minimum et 6 au maximum (hors Covid, un escape game c’est souvent entre 25 et 30€ par personne, c’est donc à peu près le même prix si vous participez à 4 ou 5).