La Riche

[En vitrine] Déménagement, crackers maison, tourisme… Projets en pagaille pour les bières Porcupine

Elles arrivent aussi sur les marchés de Tours.

[En vitrine] c’est la rubrique d’Info Tours dédiée à l’actualité commerciale en Indre-et-Loire.

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Quand on parle de bière locale à La Riche on pense direct à la MBT, brasserie artisanale bien implantée dans la ville et très respectée vu la qualité de ses produits. Dès ce printemps on pourra également profiter des bières Porcupine fabriquées et commercialisées par un couple tourangeau particulièrement prometteur (deux médailles de bronze obtenues en concours pendant l’année 2020). La marque n’est pas forcément inconnue des amatrices et amateurs : créée en 2017, on la trouve au bar Le Gambrinus de Tours entre la gare et le Sanitas, à La P’tite Pause des Halles ou encore au Café Concept. En raison de la fermeture de ces établissements pour cause de crise sanitire, elle se déploie également sur les marchés Strasbourg (jeudi), Beaujardin (samedi) et Velpeau (dimanche).

Jusqu’ici, la Porcupine était fabriquée à Belabre dans l’Indre, au cœur du Parc de la Brenne. « Je me suis installé dans une grange à la ferme de mes parents » explique son fondateur Thierry Magerstein, Tourangeau depuis 17 ans. 78m² dans lesquels il se sent à l’étroit, d’où la volonté de chercher ailleurs. Après une vingtaine de visites aux côtés de sa femme Elena le voici Larichois, avec un camp de base juste de l’autre côté du périphérique : « J’espère y faire mon premier brassin pour le 1er avril. »

Un nom inspiré du porc-épic

Ce changement d’adresse a pour objectif d’accompagner les nouvelles ambitions de la marque… Notamment augmenter la production qui culmine pour l’instant à 500l par semaine soit 6 000 bouteilles de 33cl par mois (et depuis peu des bouteilles de 75cl). La marque commercialise 6 bières tout au long de l’année (la triple est la plus demandée mais il y a aussi blonde, ambrée, IPA, brune…). A cette liste s’ajoutent des séries limitées comme celle qui débarque ce mois-ci pour la St Patrick. 80% de la vente se fait habituellement avec le s bars et restaurants mais la présence sur des événements comme les foires et marchés a permis de bien négocier 2020….

Résultat : « On a doublé le chiffre d’affaire sur l’année » raconte Thierry qui vient de s’entourer officiellement de sa femme dans l’entreprise, Elena étant sans activité car son secteur est à l’arrêt (elle exerce dans le tourisme).

« Ça fonctionne, c’est positif et c’est encourageant » souligne le brasseur qui apprécie de vivre de sa passion après des expériences mitigées dans le transport (« J’ai connu plusieurs restructurations et licenciements »). Au départ il a brassé en utilisant le matériel d’autres sociétés puis il s’est lancé et se fait tranquillement une réputation. Le nom Porcupine étant une référence au porc-épic, animal emblème du village de ses parents.

Une envie de développer le tourisme brassicole

Parmi les projets de développement de 2021 on peut citer le lancement d’une gamme de biscuits issus des résidus de fabrication des bières (les drèches). Un créneau déjà exploité par la marque Ouro : « Nous avons choisi de proposer des produits différents avec des goûts différents, plus des gâteaux pour l’apéritif que des crackers » explique Elena. Parmi les recettes : un mix séduisant avec tomate et feta. Toujours dans un esprit responsable, l’entreprise s’est rapprochée des bénévoles qui veulent lancer un système de consigne pour le verre en Indre-et-Loire, afin d’encourager à la réduction des déchets. Les étiquettes sont d’ores et déjà adaptées à de telles opérations.

La dernière ambition – et non des moindres – est de proposer une visite de la brasserie de La Riche. L’occasion de faire découvrir le mode de fabrication ou les matières premières (surtout du malt d’Issoudun réalisé à partir de céréales régionales) mais aussi la philosophie : « Je tiens à rester un petit artisan » insiste Thierry.

Olivier Collet